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Maine-et-Loire - 15-11-2019 - Antoine Humeau

Jacques Pezot, du sans labour à la bio

Portes ouvertes

Installé en 1990 à Saint-Lézin (Chemillé-en-Anjou), Jacques Pézot a pratiqué l’agriculture de conservation des sols pendant quinze ans avant de se convertir en bio. Il ouvrira les portes de son exploitation mardi 19 novembre dans le cadre de l’opération Les Bio pratiquent.

La mise en place de l’affouragement en vert a permis à Jacques Pezot d’optimiser ses prairies. Aujourd'hui, il est autonome à 100 %.

La mise en place de l’affouragement en vert a permis à Jacques Pezot d’optimiser ses prairies. Aujourd'hui, il est autonome à 100 %.


Quand il s’est installé en 1990, Jacques Pezot a commencé par faire des analyses de sol. Sur ses 35 hectares de SAU, la moitié était en maïs ensilage, l’autre en ray-grass, “soit 35 tonnes de produits chimiques”. Résultat des analyses : “J’étais à 50 % de la teneur souhaitable en phosphore et en potasse.” Jacques Pezot avait “toujours pensé qu’on pouvait produire du lait sans chimie”.

La situation n’était pas simple, pourtant : une surface modeste, dont seulement 40 % accessibles au cheptel, et des sols profonds “qui sont de vraies éponges”. Impossible d’y mettre les vaches en pâturage avant le 15 mars. Six ans après son installation, l’éleveur laitier suit une formation “conversion à l'agriculture bio”. Impossible toutefois de franchir le cap, d’autant que la conjoncture, en 1996, est défavorable. Peu à peu, il augmente ses surfaces en prairie, arrête le maïs ensilage, puis se met à l’affouragement en vert, pour mieux valoriser son herbe.
“Zéro frais de véto”

En 2003, il se lance aussi dans l’agriculture de conservation, l’aboutissement d’une stratégie visant à remettre de la vie dans ses sols. “Le sans labour, cela m’a apporté une amélioration du taux d’humus et une meilleure santé animale derrière, grâce à mes fourrages de qualité, constate-t-il aujourd'hui. De 2014 à 2017, j’ai été trois ans sans un seul euro de frais de véto”.

Jacques Pezot franchit aussi le cap du sans labour en 2015, et les effets sur les rendements sont immédiats : jusqu’à 80 quintaux de maïs sec après un ensilage d’herbe.

Mais difficile de se passer de glyphosate en sans labour. Or “quand je sortais le pulvé, le lendemain j’avais des maux de gorge”. Alors vingt ans après la première formation à l’agriculture biologique, il en suit une seconde en 2016 entame sa conversion, et s’interdit l’achat de fourrage. Aujourd’hui, il est autonome à 100 %.

Pâturage tournant dynamique

Les rendements en herbe valorisée sont de 8,3 tonnes de MS/ha, alors que la moyenne de son groupe lait, conventionnels et bio confondus, s’établit à 7,7 tonnes. “Tout ça grâce à la qualité de mes sols !” s’enthousiasme l’éleveur. Pour valoriser au mieux ses prairies, outre l’affouragement en vert, il pratique le pâturage tournant dynamique aux périodes où ses prairies peuvent être pâturées : une vache par are et par jour. Pas de foin en revanche parce que “ça coûte plus cher par rapport à la valorisation du lait derrière, on perd beaucoup plus d’éléments nutritifs qu’en ensilage”.

Et les années de sécheresse ? “L’avantage de l'herbe, c’est que ça pousse toujours à un moment de l’année, balaye Jacques Pézot. Si on a un mauvais printemps on se rattrape sur l’automne”.

Antoine Humeau

A noter => Ferme ouverte chez Jacques Pezot dans le cadre des Bio pratiquent mardi 19 novembre de 14 h à 17 h, La Verglacière, Saint-Lézin (Chemillé-en-Anjou). Gratuit, ouvert à tous.


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