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Foncier - 21-11-2019 - Christian Evon

A Couëron, des paysans font appel à Passeurs de terres

Foncier

Aux portes de la ville de Couëron, à l’Ouest de Nantes, les paysans des Roches font appel à Passeurs de terres, la coopérative récemment créée par Terre de liens, pour préserver leur ferme. L’achat collectif d’une partie des terres permettra de conforter l’activité de Christian et Ghislain David, et d’envisager l’installation de deux nouveaux fermiers.

“Nous faisons appel à Passeurs de terres pour préserver coûte que coûte les terres agricoles des Roches, dans l'espoir d'une agriculture biologique pérenne”, lance Ghislain David, en compagnie de son père Christian.

“Nous faisons appel à Passeurs de terres pour préserver coûte que coûte les terres agricoles des Roches, dans l'espoir d'une agriculture biologique pérenne”, lance Ghislain David, en compagnie de son père Christian.


Nous avons été contactés par les propriétaires de la ferme des Roches, à Couëron, la famille Blineau, dont une partie de ses membres ont été fermiers de 1946 à 2005. Ils sont constitués en groupement foncier agricole. Certains membres de la fratrie habitent toujours en face de la ferme, à laquelle ils sont très attachés”, note Marthe Boukella Dionnet, l’animatrice de Terre de liens Pays de la Loire.

Le GFA est devenu difficile à gérer car quand l’un des propriétaires de parts sociales du groupement décède, sa part revient de droit à ses héritiers. Ils sont ainsi passés d’une gestion à huit frères et sœurs à une gestion élargie à tous les ayants droit (aujourd’hui treize membres). Leur souhait initial à tous était que le bien reste une ferme.
La famille souhaite maintenir les terres sur le long terme.

Christian David, fermier en place, est installé aux Roches depuis 1994. Son fils Ghislain l’a rejoint en 2010 et c’est à partir de cette date qu’ils ont impulsé une orientation vers l’agriculture biologique. Aujourd’hui, la ferme des Roches compte deux autres potentiels futurs associés : Dominique Simon, en apprentissage à la ferme depuis 2017, et Marion Douchin, en stage paysan créatif (avec la Ciap) depuis cette année. La ferme des Roches transforme le lait de son troupeau de Jersiaises et vend ses produits sur place et en circuit court à des Amap et sur les marchés. Aux portes de Couëron, la situation en périurbain nantais apporte aux produits (beurre, crème fraîche, yaourts, fromages blancs et fromages frais) une clientèle fidèle.

Au départ, les membres du GFA ont contacté l’association Terre de liens Pays de la Loire. Puis il y a eu un long travail pour chercher la meilleure façon de transmettre les 32 ha qui leur appartiennent. “Progressivement, il est apparu que la solution la plus appropriée était un achat par la coopérative Passeurs de terres, récemment créée par Terre de liens Pays de la Loire. Cette nouvelle structure va permettre de dissocier la propriété du foncier et du bâti, comme les bâtiments agricoles, en permettant aux agriculteurs d’être propriétaires de ces derniers, mais seulement pour la durée de leur bail”, précise Marthe Boukella Dionnet. “Ce qui permet de respecter le choix des cédants, des repreneurs et nos propres principes, qui sont de pouvoir garder l’unité et la transmissibilité de la ferme sur le très long terme, en liant le devenir du bâti agricole, des habitations et des terres.”

“C’est un travail de concert entre les propriétaires, les cédants, les repreneurs et la coopérative. Les fermiers eux-mêmes sont associés aux réflexions sur le devenir de leur outil de travail autour du bail. C’est une spécificité de Passeurs de terres puisqu’on a voulu qu’il y ait dans sa gouvernance les fermiers des structures que la coopérative est amenée à acheter, afin qu’ils soient associés aux prises de décisions et aux orientations”, complète Elisabeth Guist’hau, administratrice de la coopérative et référente sur le projet d’achat des Roches. C’est un enjeu fort pour Terre de liens et Passeurs de terres de pouvoir préserver du foncier sur le long terme, sachant que ces terres sont très convoitées et menacées par l’urbanisation.

Christian Evon


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