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Maine-et-Loire - 08-11-2019 - Antoine Humeau

Un premier arrêté anti-pesticides en Maine-et-Loire

Zone de non traitement

Pour Hugues Vaulerin, le maire de Saint-Jean-de-la-Croix, l’arrêté pris est à “forte valeur symbolique. On veut être lanceurs d’alerte”.

Pour Hugues Vaulerin, le maire de Saint-Jean-de-la-Croix, l’arrêté pris est à “forte valeur symbolique. On veut être lanceurs d’alerte”.


La petite commune de Saint-Jean-de-la-Croix, au sud-ouest d’Angers, est la première de Maine-et-Loire à prendre un arrêté anti-pesticides. La décision, votée en conseil municipal à l’unanimité de ses onze membres est calqué sur celui de Langouët (Ille-et-Vilaine), première commune à avoir pris un tel engagement en mai dernier. Il prévoit l’interdiction d’usage de produits phytosanitaires “à une distance inférieure à 150 mètres de toute parcelle cadastrale comprenant une habitation”. Saint-Jean-de-la-Croix, 230 habitants, s’étend sur une superficie de seulement 183 hectares. Cinq exploitations agricoles ont des terres sur cette commune, dont une en bio.

Un arrêté à “valeur symbolique”

Ironie du sort, l’arrêté de Saint-Jean-de-la-Croix a été pris au moment même où celui de Langouët était annulé par le tribunal administratif. Depuis, la justice a aussi suspendu, mardi 5 novembre, l’arrêté de la commune finistérienne de Plounéour-Ménez. Ces décisions judiciaires ne changent rien à la position du maire de Saint-Jean-de-la-Croix, Hugues Vaulerin. “C’est un arrêté à forte valeur symbolique, on ne se fait pas d’illusion sur sa recevabilité, on veut être lanceurs d'alerte, c’est plus pour forcer à un vrai débat sur l’agriculture pour le bien-être de tous et notamment les agriculteurs, qui sont les premières victimes”, justifie-t-il. Hugues Vaulerin a écrit à tous ses homologues de la communauté de communes Loire Layon Aubance “pour leur dire que nous n’avions pas vocation à rester seuls”. Une lettre pour l’instant restée sans réponse. Pas de message de désapprobation de structures agricoles pour l’instant, mais “des lettres de félicitations de mes concitoyens”. Le GabbAnjou, qui représente les agriculteurs bio dans le département, a sans surprise manifesté publiquement son soutien à cette démarche. Si la FDSEA n’a pas réagi publiquement, c’est “pour ne pas donner de l’importance à ce genre de personne, et à ce genre de comportement qui est illégal”, explique le président de la FDSEA Jean-Marc Lézé. “Un maire est censé représenter la loi et non s’en affranchir.”

“Pour l’instant, près de 200 communes ont pris un arrêté équivalent en France. Si demain nous sommes 10 000 ou 15 000, cela changera peut-être les termes du débat”, veut croire le maire de Saint-Jean-de-la-Croix.

Antoine Humeau


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