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 à petit feu”
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Pays de la Loire - 18-10-2013 - Christian Evon

Pierre-Luc Lamy (CFDT) : "La Cecab nous
 a laissés mourir
 à petit feu”

Pierre-Luc Lamy est délégué syndical Force Ouvrière à GAD Saint-Nazaire.

Pierre-Luc Lamy est délégué syndical Force Ouvrière à GAD Saint-Nazaire.

Pierre-Luc Lamy est délégué syndical Force Ouvrière à GAD Saint-Nazaire.



"On ne travaille plus depuis lundi. Reste juste une équipe de salariés qui fabrique les produits de notre dernier client, AJA dans le Finistère. Les intérimaires et des Roumains sont déjà partis, on n'est plus que 67 salariés en CDI sur le site. Seuls quelques-uns seront reclassés à l'abattoir de Josselin. On faisait de la salaisonnerie crue et cuite et des produits pour alimenter les rayons libre-service des magasins. A une époque, on fabriquait aussi des plats cuisinés, c’était assez rentable. Des gens ont entre 25 et 41 années d'expérience. Les indemnités extra-légales sont dérisoires : 1 000 € pour moins de quatre ans d'ancienneté et 197 € par année supplémentaire jusqu'à 25 ans. Un salarié qui a 25 années de boîte va partir avec seulement 4 359  euros !”

L'ensemble du personnel de Saint-Nazaire se réunit une fois par semaine pour garder le contact. “Par rapport au reste du groupe GAD, on a toujours été isolés et tenus à l'écart des décisions. Depuis la mise en redressement judiciaire, fin février, c'est la catastrophe. On a été reçus deux fois au ministère de l'Economie pour s'entendre parler bilan de compétences et plan de formation. Mais rien n'a suivi. On a aperçu le maire de Saint-Nazaire en septembre, qui nous a conseillé de faire une Scop, mais sans aucun accompagnement derrière. On ne croit pas du tout aux paroles de Le Foll, qui parle de contrat de sécurisation professionnelle, ni à celles d'Ayrault.” 

“Quand la Cecab a racheté GAD en 2008, l'objectif était clair pour nous : renflouer Josselin coûte que coûte. Les ennuis ont démarré en 2009, quand Pontoise et St-Hilaire-de-Clisson ont fermé. Dès 2010, on a déclenché notre droit d'alerte, l'entreprise a mis six mois à réagir. Elle parlait de 25 millions d'euros d'investissements sur trois ans. Seuls 4 millions d'euros ont été investis. Début 2010, la proposition du rachat de Lampaul-Guimiliau et de St-Nazaire par Bigard a été refusée par l'actionnaire, car Prestor serait resté avec Lampaul, et Josselin aurait vu passer sous son nez 35 000 porcs/semaine. De 4  millions d'euros de bénéfices en 2008, Gad a vite basculé dans le rouge et les pertes vont atteindre 510 millions d'euros fin 2013.”

Christian Evon

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