• Suivez-nous :

accueil
Actualité-Politique > Pays de la Loire > Le Crédit mutuel loue les terres à Estelle
Mon panier :
0 article(s)

50 n° par an

METEO

Pub Rectangulaire défaut
A+
A-

Pays de la Loire - 11-10-2013

Le Crédit mutuel loue les terres à Estelle

Avec Volney Bocage, le Crédit mutuel innove pour soutenir l'installation de jeunes agriculteurs. La banque achète les terres pour les louer temporairement. A Cigné (Mayenne), Estelle Bigot a pu s'installer grâce à ce portage foncier.

Estelle Bigot et Jean-Paul Forveille

Estelle Bigot et Jean-Paul Forveille

Estelle Bigot a 24 ans, et s'est installée le 1er janvier dernier, en individuel, reprenant la ferme de ses parents. Problème, au moment de l'installation, les propriétaires voulaient vendre 15 ha de terrain (sur les 57 ha de l'exploitation). Environ 60 000 euros à trouver, l'équivalent de ce que coûtaient les bâtiments à racheter (sans compter, bien sûr, les moyens de productionw). Financièrement, ce n'était pas envisageable. C'est là que le Crédit mutuel est intervenu avec Volney Bocage.


Créé en octobre 2012, cette structure de portage temporaire achète les terres pour les louer ensuite au jeune. Le prix du fermage est celui fixé par arrêté préfectoral. Le bail est de 25 ans, le jeune rachète la terre quand il en a les moyens. Dans les scénarios de la banque, la moyenne serait de 15 ans. Le prix de rachat sera le prix initial majoré des hausses moyennes enregistrées par la Safer. “Si le jeune rachète avant 12 ans, il n'aura pas à payer la totalité des plus-values” explique Jean-Paul Forveille, le responsable du marché agricole au Crédit Mutuel Maine-Anjou Basse-Normandie. “Nous ne voulons surtout pas faire de l'inflation sur le foncier ! Il s'agit bien d'aider les jeunes à s'installer” insiste-t-il. Les terres ne sont jamais achetées à un prix supérieur au prix moyen du secteur, relevé par la Safer. Plusieurs dossiers n'ont pas abouti pour cette raison, mais “le conseil d'administration constitué d'agriculteurs tient énormément à ce qu'on ne déroge pas à cette règle”.


Pas simple à gérer

Jean-Paul Forveille a préparé ce dossier pendant deux ans. La banque marche sur des œufs en devenant un acteur du foncier. “Ce n'est pas simple. Nous ne voulions pas devenir acteurs inflationnistes du marché.” Les dispositions sur les plafonds de prix d'achat vont l'éviter. Et aussi, “il y a un risque pour notre image. Certains peuvent penser qu'on veut ficeler le jeune. Non, on n'intervient que si cela répond à une préoccupation. Notre intérêt est que le jeune rachète au plus vite. A terme, on espère que les ventes vont alimenter les achats”.


L'intérêt de la banque : maintenir l'élevage

Comment s'explique cette apparente générosité de la banque ? Eh bien, parce qu'elle ne veut pas perdre ses clients. C'est un calcul à long terme : “On assiste à une concurrence du végétal sur l'élevage. Sur notre territoire, moins il y a d'installation, moins il y a d'élevage”. Des milliers d'emplois en agroalimentaire en dépendent. “C'est notre tissu économique.” Cette réflexion était d'ailleurs celle qui avait conduit à créer Volney développement il y a une dizaine d'années, afin d'aider à la reprise de PME. La banque devient actionnaire ponctuel de l'entreprise, jusqu'à ce que le nouveau patron soit en capacité de reprendre ce capital. Là aussi, la banque garde son client plutôt que de voir cet acteur économique racheté par un grand groupe, qui éventuellement, délocalisera... Le Crédit mutuel bénéfice de fonds propres importants (1,859 milliard d'euros, un ratio de couverture des risques de 23 %). Il peut donc se permettre cette prise de risques.

Estelle Bigot a été la première à bénéficier du portage foncier. A ce jour, Volney Bocage porte cinq dossiers.

Signaler un abus

Catégories : banque installation

Partaher par mail

RÉAGISSEZ

Vous devez etre identifié pour réagir à cette élément.

Si vous n'avez pas de compte vous pouvez vous inscrire ici

Adresse mail :
Mot de passe :
VALIDER
Pub Carré défaut
Innovations Performances Services