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Bovins viande - 06-09-2013 - Frédéric Gérard

Les ministres attendus au Space par un secteur qui doute

POLITIQUE

Au Space, Stéphane Le Foll et Guillaume Garot, mais aussi le chef du Gouvernement, Jean-Marc Ayrault, attendu jeudi, devront convaincre les professionnels de l’élevage. Et rassurer un secteur en plein doute.

Stéphane Le Foll et Guillaume Garot devront rassurer les éleveurs lors de leur visite au Space. (photo d’archives Space 2012).



Doux et Tilly-Sabco, pour la volaille export, Gad, pour l’abattage de porcs, Amice-Soquet, pour l’accouvage : des milliers d’emplois sont en jeu, selon les perspectives de ces seules entreprises. Les viandes rouges comme les viandes blanches subissent la concurrence mais aussi le manque de marchandise, pour faire tourner leurs outils. Du côté de la transformation laitière, tout ne va pas non plus pour le mieux. A Rennes, le Premier ministre vient donc au chevet de cette industrie si spécifique de la Bretagne, pour lui annoncer un programme de survie et de relance.”Nous voulons retrouver un niveau de production de 25  millions de porcs”, assure le ministre délégué à l’Agroalimentaire, Guillaume Garot.


Se distinguer par la qualité et progresser sur les marchés export : le discours gouvernemental résonne quasiment de la même façon pour toutes les filières animales. Les échéances prochaines pourraient déterminer de l’envie et de la capacité des éleveurs à répondre à ce double objectif.


Pour les entreprises, les nouvelles décisions politiques ne semblent pas aller dans ce sens. L’écotaxe a provoqué un vent de contestation. Un portique a été mis à terre, le 2 août sur la RN12, dans le Finistère. Doté de capteurs électroniques, il devait servir aux mesures relatives à l’application de la taxe. Et selon le Gouvernement, une nouvelle taxe carbone —ou “une contribution climat-énergie”— devrait voir le jour : elle vise à faire payer les “plus pollueurs” afin de récompenser “les pratiques les plus vertueuses”. Si elle ne se résume pas qu’aux transports, elle devrait aussi s’appliquer aux camions qui entrent en France. Un comité de convergence des intérêts bretons s’est réuni le 29  août à Pontivy, pour réfléchir à d’autres chemins.


Autre mesure qui n’a pas fait l’unanimité : l’annonce de la réforme des retraites. Même s’il reste des zones à éclaircir, la nouvelle répartition n’a pas tout à fait convaincu. Parmi les propositions, réduire les avantages fiscaux afin de financer les prélèvements, etc. Parmi les réactions hostiles, le fait de solliciter encore davantage la profession.


Rassurer les éleveurs

Comme les entreprises qu’ils livrent, les éleveurs cherchent eux aussi des bulles d’air pour retrouver de la compétitivité. Comme pour l’agroalimentaire, Jean-Marc Ayrault sera sans doute attendu avec une batterie de mesures en faveur de l’élevage.


Concernant la Pac, les éleveurs attendent des soutiens supplémentaires ou du moins un rééquilibrage plus équitable des aides. Cependant, au sein même de la FNSEA, on admet des divergences de vue, entre filières mais aussi entre régions. En Bretagne, la FRSEA n’est plus aussi sûre de devoir porter la proposition de surprime aux 50 premiers hectares. Le risque : que les exploitations plus importantes, celles qui ont déjà investi, perdent gros. La FNSEA porte un projet davantage axé sur les élevages laitiers. Mais les éleveurs allaitants réclament aussi leur part, avec un couplage maintenu des PMTVA. Ces derniers s’inquiètent aussi des négociations avec les états d’Amérique du nord. Le Gouvernement doit là aussi les rassurer.

Au Festival de la viande d’Evron, le week-end dernier, Guillaume Garot a rappelé qu’un label “viande de France” était dans les tuyaux. “Je sais que le consommateur est prêt à payer le juste prix dès l’instant que le produit est de qualité et local.”


Il a aussi assuré que le Gouvernement “continue le combat” au niveau européen afin que les informations d’origine soient garanties au consommateur sur les plats préparés. De plus, les discussions avec les Chinois seraient bien engagées “pour que notre charcuterie soit dans leurs assiettes”, et devraient se concrétiser “dès la fin de l’année”. Toutes deux en avant cette année au Space, la filière porcine, comme la filière volaille, auraient bien besoin de ce genre de perspectives. En plein cœur d’un salon professionnel, le Premier ministre doit aussi les rassurer. Quant aux producteurs d’œufs, ils entendent déjà débattre “en famille”, au sein de l’interprofession.


Frédéric Gérard


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