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Maine-et-Loire - 19-07-2013

Ils optimisent leur cheptel en misant sur le lait et la viande

Paul et Isabelle Leclerc, éleveurs de Normandes au Fief-Sauvin (Maine-et-Loire) ont choisi d'avoir recours aux semences sexées pour optimiser leur production laitière. Les moins bonnes souches sont croisées avec du Charolais pour l'engraissement de taurillons.

Ici, on a toujours fait de la Normande, de père en fils. Alors quand il s'est installé en 1986, Paul Leclerc n'a pas songé à changer de race. “C'est une race mixte, qui permettait d'éviter d'avoir deux cheptels, lait et viande. C'était un bon compromis.” Miser sur les deux tableaux et profiter des qualités bouchères de la race, c'est une logique qu'exploite l'éleveur.

Trois ans après l'installation de son épouse Isabelle, en 2009, il constate que les veaux mâles ne se vendent plus qu'une centaine d'euros. Il décide donc de les garder. Pour en faire des bœufs ou des taurillons ? Ils choisissent la seconde option. “Cela nous permettait de ne pas mettre tous nos œufs dans le même panier, résume sa femme Isabelle. Et en trésorerie, ça tourne plus vite”. La décision tombait à pic puisque les cours ont commencé à
remonter depuis.


Renouveler le troupeau en le faisant progresser

Pour optimiser à la fois la production de lait et de viande, Paul Leclerc a décidé récemment d'acheter de la semence sexée et de croiser certaines de ses femelles avec du Charolais. Les semences sexées, quatre fois plus onéreuses que les conventionnelles, sont réservées aux meilleures souches de son cheptel. Objectif : renouveler le troupeau en le faisant progresser au mieux. L'éleveur recherche des vaches avec de bons aplombs et de bonnes mamelles, “des animaux qui puissent se coucher dans les logettes et aller chercher l'herbe dans le fond des prés”. Des animaux qui vieilliront bien et qui auront une bonne production laitière.

Pour la viande, l'éleveur a fait le choix de croiser les femelles qui l'intéressent moins (environ 10 à 15 % du cheptel) avec de la semence de taureaux charolais. Il s'agit de “compenser le capital viande”. De la semence non sexée, cette fois. Les veaux mâles seront engraissés en taurillons, et les femelles seront vendues à l'abattoir à l'âge de trois ans environ. Le rendement viande peut ainsi être amélioré. Le système est cohérent, car le prix de revient est faible, les bêtes sont à l'herbe, sur les terres les plus éloignées et à moindre potentiel. “Le système qui est là est bon par rapport à la structure”, commente Xavier Godefroy, responsable de la coopérative Génoé sur le Maine-et-Loire.


Coûts alimentaires réduits

Sur cette exploitation de 75 hectares, les deux associés ont fait le choix de l'économie. Pas question de se ruiner en achetant trop d'aliments à l'extérieur. “On produit le maximum sur l'exploitation pour limiter les achats et être autonome le plus possible.” Les vaches laitières sont à l'herbe au printemps pendant 100 jours (les génisses de mars à novembre). La ration d'hiver est composée de maïs fourrage, foin de luzerne, enrubannage d'herbe et betterave fourragère. Seul le correcteur azoté est acheté à l'extérieur. Une partie de leurs terres sont irriguées, ce qui leur permet une garantie de rendement, pour le maïs, la luzerne et la betterave.

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