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Herbe - 05-07-2013

Il maximise le pâturage pour économiser ses stocks

Gérald Séchet, éleveur de vaches allaitantes en bio, s'est installé en 2007 à Valanjou. 82 % de sa surface est en herbe. Un système économe qui lui permet de dégager un résultat courant de 34 000 euros.



La ferme de ses parents était en système semi-intensif, mais déjà herbagère à 80 %. Quand il s'est installé sur ces 55 hectares de SAU en 2007, Gérald Séchet, qui n'était pas encore président du Civam, a commencé par diminuer le troupeau pour passer de 110 à 85 UGB. Mais ce qu'il a surtout changé, c'est le mode de pâturage. Son objectif : “Essayer de ramasser le plus possible d'herbe par la gueule des vaches.” Le pâturage dynamique consiste à faire pâturer dans les parcelles le moins longtemps possible (trois à cinq jours en moyenne) avec le maximum d'animaux. Ici, les paddocks sont de taille réduite, cela descend parfois jusqu'à un demi hectare. Par souci de simplicité, l'éleveur préfère adapter la grosseur des lots d'animaux plutôt que modifier la taille des parcelles. Le temps de repousse peut aller jusqu'à 40 jours, voire davantage. Cela permet d'offrir un volume important et une meilleure qualité aux vaches : “Elles mangent une plante mûre de haut en bas, d'un point de vue santé animale, on est sur un équilibre complet.” Résultat, Gérald Séchet parvient à faire pâturer ses animaux 15 jours de plus que ses parents, durant la saison sèche. Mise à part l'année atypique de 2011, il garde l'herbe longtemps, au moins jusqu'au 15 juillet.


Pour optimiser, il s'agit de s'adapter en permanence aux conditions climatiques. Ainsi, cette année, particulièrement pluvieuse pour l'instant, l'a contraint à sortir ses vaches plus tard, et donc à “sacrifier 20 hectares”, c'est-à-dire les faucher. “De fait, je fais du stock mais ce n'était pas mon choix initial. On a certes plus de rendements sur les foins, mais plus de charges aussi.” Le stock, c'est donc seulement quand il y a trop d'herbe. Et les années sèches ? “On va d'abord chercher tout ce qu'on peut et normalement, si le chargement est adapté à notre surface, il n'y a pas de problème. Si on manque, on achète un peu à l'extérieur.” Son chargement, ici, est plutôt faible (1,2 UGB/ha).


Du chou et
 de la betterave


Pour sécuriser son système, Gérald Séchet s'autorise à irriguer, avec parcimonie. “Au départ je n'y étais pas favorable, mais c'est un recours.” En moyenne, il est à 1 500 m3 par an d'eau prélevée, avec des pics en 2010 et 2011 (3 500 à 5 000 m3). “Je pourrais ne faire que des cultures et irriguer, mais je ne cautionne pas. Ici, c'est juste une sécurité, sur la luzerne, pour satisfaire à mon objectif d'autonomie.”

Les 18 % de sa surface qui ne sont pas en prairies se partagent entre céréales (5 à 10 hectares), maïs, betterave et choux. Une diversité qui permet une autonomie complète. Les compléments sont fabriqués sur l'exploitation : un mélange de féverole, pois et triticale. Et pour l'engraissement, “les betteraves, il n'y a rien de mieux”.

De janvier à avril, les vaches mangent 9 kg de foin et 1 kg de betterave. Puis d'avril à juillet, elles pâturent. D'août à octobre, elles sont également en pâturage, avec un complément de foin et luzerne. Et d'octobre à décembre, elles sont nourries au foin de luzerne, choux (2 kg) et betterave (1 à 2 kg). “L'hiver, je mise vraiment sur la luzerne, et pour les vaches en production, je ramène de la betterave, du chou et de l'enrubannage.” Pas plus de 25 % de l'herbe stockée est en enrubannage.

Un système particulièrement économe en charges, avec de bons résultats économiques. A titre de comparaison, en 2011, son résultat courant s'élevait à 34 000 euros, soit quatre fois et demie le résultat courant moyen des éleveurs de vaches allaitantes de la région (chiffres chambre d'Agriculture).

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