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Pays de la Loire - 28-06-2013 - Antoine Humeau

Nicolas Gandrillon : “On n'est pas obligé de parler du vin comme si c'était un objet de papy”

CHAMP LIBRE

Nicolas Gandrillon, co-fondateur de l'agence de publicité Les gros mots, a conçu le nouveau visuel d'Interloire, présenté aux adhérents de l'interprofession des vins de Loire mardi 25  juin dernier et dévoilé officiellement en septembre prochain.



Comment créer une campagne de communication pour une interprofession sans heurter certains membres de cette grande famille ou susciter d'éventuelles jalousies ? Et comment communiquer sur le vin quand la loi Evin interdit à peu près tout ? “Evoquer le plaisir ou l'émotion, c'est interdit, montrer le vin également tout comme le jeu qui évoque l'enfance ou les copains, qui peut être pris pour une incitation à boire ensemble”, se lamente Nicolas Gandrillon qui regrette que toutes les campagnes publicitaires sur le vin finissent par toutes se ressembler : une bouteille et un paysage, un panier d'osier, des grandes tables avec nappes blanches ou des fûts.


“On n'est pas obligé de parler du vin comme si c'était un objet de papy. Quand on parle aux jeunes du vin, c'est la possibilité d'un vin d'une nouvelle génération.” En clair, cibler les jeunes, c'est déjà proposer un produit branché. “Le vin, cela peut être plus frais, plus cool, plus féminin”, avance le publicitaire.


Mais la famille des vins de Loire, qui s'étend du Loir-et-Cher à l'océan Atlantique, est large. Et chacune des 42 appellations tient à affirmer sa singularité, ses spécificités, son identité. Qu'à cela ne tienne : “On a voulu parler de vins comme d'une grande famille et comme dans toute famille, il y a une incroyable diversité qui ne doit pas être confisquée par le chef de famille", explique Nicolas Gandrillon.


Il y aura donc un visuel commun, un slogan qui se veut moderne, en lettres capitales et très colorées accompagné d'une fleur de lys : “Vins du Val de Loire, tous les vins sont dans sa nature.” “Les couleurs arc-en-ciel agissent en trait d'union entre les différentes appellations, le jeu des couleurs est celui de la palette des vins et des paysages de bords de Loire, elles reflètent la diversité des vins et leur ouverture aux autres”, explique sans rire le publicitaire. Un slogan apparaîtra sur toutes les affiches : “On peut être de la même famille et tous différents.”


“On est borderline”


Il y aura autant de publicités que d'appellations. Pour rester dans le cadre de la loi tout en adoptant des codes branchés et modernes, il n'y aura pas de photo car ”on n'est pas obligé de montrer des chais et une carafe en cristal pour donner un statut aux vins”. Juste des dessins simples et des messages astucieux. “On va parler de chaque appellation comme si c'était quelqu'un.” Comme un membre de la famille, en somme. Un bon moyen surtout de parler des gens de façon détournée, puisque la loi Evin l'interdit. “On est borderline, reconnaît le concepteur de la campagne. On parle de vin et en filigrane on parle des gens, des consommateurs”.

C'est ainsi que pour chaque appellation, un jeu de mot soulignera l'ambiguïté : “Quel beau corps !”, “Des fines jambes”, “une bouche gourmande”, “toujours franc”… Ou, plus audacieux et espiègle : "Il montre sa plus belle robe et dévoile son rubis.”


Antoine Humeau




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Catégories : Viticulture

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