• Suivez-nous :

accueil
Cultures > Herbe > Je préfère marcher plutôt que dessiler !
Mon panier :
0 article(s)

50 n° par an

METEO

Pub Rectangulaire défaut
A+
A-

Herbe - 21-06-2013

Je préfère marcher plutôt que dessiler !

paturages durables //// Après le point habituel sur l’avancement du cycle de pâturage, Mélanie et Valéry nous parlent cette semaine de l’organisation de leur travail et de la place consacrée à la vie de famille…

Où en êtes-vous du cycle de pâturage ? Nous finissons actuellement le deuxième cycle de pâturage. L’herbe ne manque pas pour le moment ! Notre temps de retour actuel est d’environ 45 jours, ce qui est assez élevé pour la saison. Les vaches entrent donc à une hauteur élevée dans les paddocks (40 – 45 cm, on considère habituellement 18 cm comme la hauteur d’entrée optimale), ce qui génère davantage de refus. Elles restent environ 5 jours sur des paddocks de 1 ha, toujours avec un fil avant. Compte tenu de la hauteur importante, nous les avons fait entrer le 8 juin sur une parcelle implantée en RGI, RGH et trèfle qui, bien qu’épiée, reste plus appétente que les multi espèces car elle ne comprend pas de fétuque. Nous évitons au maximum de broyer les refus. Pour certains paddocks mal pâturés nous décidons parfois de faire repasser brièvement un groupe d’une vingtaine de génisses et de vaches taries. Cette technique n’est utilisée que très occasionnellement, lorsque le groupe d’animaux a un effectif suffisamment important pour passer brièvement (pas plus de 4 jours) sur la parcelle sans pénaliser les repousses. Quelles évolutions avez-vous constaté lors de votre passage à un système plus herbager ? Lors de mon installation, le système comportait de l’ensilage d’herbe et de maïs, et j’ai rapidement évolué vers un système tout foin. Cette évolution est tout bénéfice ! Tout d’abord, j’apprécie de passer moins de temps qu’avant dans mon tracteur : à titre d’exemple, avec l’ancien système, je comptais en moyenne une centaine d’heures de tracteur Cuma par an. Depuis que nous sommes passés en tout foin, nous sommes plutôt à une cinquantaine d’heures par an. La panoplie de matériel que j’emploie est aussi limitée, et j’utilise un matériel globalement simple. En revanche, nous avons choisi d’investir avec deux voisins dans du matériel de fenaison performant (un andaineur soleil de 7,20 mm et une faneuse de 10,20 m), afin de pouvoir réaliser les foins dans de bonnes conditions. J’ai constaté que je consacrais moins de temps qu’auparavant à alimenter les vaches : par exemple, en hiver, une alimentation foin et betterave me prend 2 h/j, quand l’alimentation à base d’ensilages prenait environ 3 h. Au printemps et en été, mon travail d’alimentation consiste à avancer le fil au pâturage deux fois 10 minutes par jour. Cela ne me gène pas : je préfère marcher plutôt que dessiler ! De plus, je n’ai plus la contrainte des silos à ouvrir ou à fermer ! Au final, notre système est globalement plus simple. Toutefois, il est impératif d’avoir l’œil sur ses parcelles et d’aller les voir très souvent. De la même manière, je dirai qu’il faut être réactif, exigent, voire pointilleux sur la gestion du pâturage : les parcelles doivent rester propres, c’est pourquoi nous suivons un ordre de passage précis et nous anticipons les fauches pour avoir de l’herbe de qualité en continu sur la saison. Comment gérez vous les pics de travail sur l’année ? Le passage en tout foin a limité les périodes de pic : nous avons en effet une rotation plus lente du fait de la forte proportion des prairies comparée aux cultures dans l’assolement, et donc moins de travaux de semis et de récolte. Le pic de travail principal se situe aux mois de mai –juin : nous réalisons les foins et les semis de betteraves (limités à 2 ha). Les foins se réalisent parfois en entraide quand la météo est menaçante. Le matériel d’andainage est en copropriété avec des voisins et nous réalisons les chantiers (andainage + pressage) dans la foulée sur nos exploitations, ce qui nous permet d’être efficaces et d’éviter d’avoir à dételer le matériel. Nous avons aussi une période de charge de travail intermédiaire au mois d’octobre, avec la réalisation des semis de prairies ou autres. Enfin, les vêlages étant étalés sur l’année, nous écrêtons le temps imparti pour la reproduction. Comment vous répartissez-vous le travail, et quelle place accordez-vous à la vie de famille ? Globalement, Mélanie s’occupe plutôt des aspects comptabilité et surveillance des animaux, tandis que je m’occupe des cultures, de l’entretien du matériel, des bâtiments et des clôtures. Nous connaissons tous les deux aussi bien nos animaux, ce qui nous permet d’être complètement interchangeables pour tout ce qui les concerne. Nous débutons la traite du matin ensemble, vers 6 h 30 – 7 h. Mélanie s’occupe généralement de l’abreuvement des veaux. Vers 7 h 30, elle part préparer les enfants avant qu’ils ne partent à l’école. Nous nous organisons pour que la traite soit finie avant le départ des enfants, ce qui nous permet de manger avec eux le matin. Ces moments réservés à la famille sont pour nous essentiels. Le soir, sauf pendant les périodes de pic de travail, nous faisons généralement la traite ensemble, ce qui nous permet de terminer plus tôt civam.ad.53@gmail.com

Signaler un abus
Partaher par mail

RÉAGISSEZ

Vous devez etre identifié pour réagir à cette élément.

Si vous n'avez pas de compte vous pouvez vous inscrire ici

Adresse mail :
Mot de passe :
VALIDER
Pub Carré défaut
Innovations Performances Services