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Grandes cultures - 14-06-2013 - Rémi Hagel

Les cidriculteurs de Loire testent pour produire avec moins d'eau

APPCM

Dans un verger d'Ahuillé (Mayenne), l'Association pour la promotion de la production cidricole du Maine teste différents types d'irrigation. Une expérimentation unique en France.

PHOTO : Sur son verger, Yves Fournier va comparer différents types d'irrigation.



Sur cette parcelle, les sols sont schisteux, très durs et très filtrants, “comme une passoire”. A cause de cette capillarité rapide, le verger d'Yves Fournier ne produirait pas sans irrigation. Actuellement, il utilise un système classique de goutte-à-goutte, à 4 litres/heure. Cela permet déjà une économie d'environ 30 % par rapport à l'arrosage par aspersion. 


Mais on peut mieux faire, en quantité comme en qualité. Car le goutte-à-goutte présente un défaut : il génère un “bulbe” humide au pied des arbres. L'eau s'accumule sous la goulotte, sature le sol à cet endroit et une bonne partie est perdue en étant filtrée à la verticale plutôt que de s'étaler à l'horizontale afin d'être “consommée” par les racines. Sans compter une déperdition par évapo-transpiration. Le pommier possède un enracinement très faible, “même pour des arbres de 6 mètres, on a peu de racines à plus d'un mètre de profondeur” explique
Dominique Thiery, le technicien
de l'APPCM.


Une technique importée d'Israël


Pour mieux étaler l'eau au sol, deux nouveaux systèmes ont été montés cet hiver, à base de rampes suintantes. Pour l'essai, on trouve donc quatre modalités : une sans eau, une au goutte-à-goutte, une avec une rampe suintante aérienne et une avec une rampe suintante enterrée. 


C'est sur ce dernier procédé que portent les espoirs. Une technique importée d'Israël, mais utilisée pour la première fois en France sur des pommiers à cidre. C'est un prototype. L'objectif est de maintenir une humidité permanente sur une bande de 0 à 50 cm de profondeur. Des sondes jalonnent l'allée, mesurant
l'humidité à 25 cm et à 50 cm. Des compteurs d'eau mesurent la consommation. “On saura si on arrose trop ou pas assez.”


Comprendre
le fonctionnement
 de l’arbre


Le long de ces rangées de 70-80 arbres, on comparera donc la quantité d'eau utilisée et économisée par les différents systèmes. Mais l'APPCM a l'intention d'aller plus loin. “Cette expérience va nous aider à comprendre comment fonctionne l'arbre, et travailler à réduire l'effet de l'alternance.” Les sondes apporteront une connaissance plus fine du comportement de l'eau dans le sol, et dans l'arbre. En complément, seront mesurés la croissance annuelle, la taille des troncs et le tonnage des pommes. A terme, en sachant quand et comment arroser, Yves Fournier compte économiser de l'eau, et, en plus, améliorer sa production.

L'expérimentation va durer au minimum cinq années, voire dix.


Rémi Hagel


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Catégories : Eau Mayenne

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