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le prix à tout prix, en payeront le prix"
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Pays de la Loire - 07-06-2013 - Christophe Zapata

Serge Papin (Système U) : “Ceux qui recherchent 
le prix à tout prix, en payeront le prix"

CHAMP LIBRE

PHOTO : Serge Papin est PDG de Système U. Il intervenait lors de l'assemblée générale des Fermiers de Loué.



"On ne peut pas continuer à résoudre les crises, l'une après l'autre et recommencer parce que les choses ne sont pas résolues. Aujourd'hui, au nom de la préservation du pouvoir d'achat, on est en train de mettre à mal tout l'appareil de production y compris la transformation. Au final, nous risquons de le payer très cher.” 


Serge Papin propose dans un premier temps de se mettre d'accord filière par filière dans des réunions tri-partites (producteurs, transformateurs et distributeurs) et de se mettre d'accord sur des indicateurs qui permettraient de modifier au­to­ma­ti­quement les prix à tous les niveaux de la chaîne de la même manière que les conflits avec les transporteurs ont été résolus en indexant les prestations sur le prix du carburant. Serge Papin est reçu cinq sur cinq par une assemblée très à l'écoute. Il fait remarquer que le problème de fond reste la guerre des prix. “La recherche d'un prix toujours plus bas ne favorise que les grands produits du commerce international (de Coca-cola ou Nestlé)”.


Stop au dumping


“Aujourd'hui il faudrait être capable de dire comme l'avait fait Alain Allinant dans une pub de Loué : “On ne sera jamais les moins chers parce que la qualité a un prix.” Le consommateur est prêt à entendre ce discours parce qu'avec les scandales à répétition (récemment, la viande de cheval dans les lasagnes), il voit où mène la course aux prix bas. Le consommateur est aussi un citoyen. Il se préoccupe de plus en plus des conséquences sociales et environnementales de ses choix de consommation.” ... 


“Imaginons que nous mettions la priorité sur les coûts sociaux, et qu'on s'interdise de vendre en dessous du prix coûtant : cela n'augmenterait les prix que de 0,3 % sur les grands produits internationaux et de seulement 3 % sur les produits des filières agro-alimentaires françaises. C'est exactement ce dont nous avons besoin aujourd'hui pour rémunérer l'ensemble des acteurs des filières porc, volaille et lait !”


La logique des prix bas atteint 
sa limite


Pour Serge Papin, c'est au politique d'intervenir. Mais face aux difficultés pour avancer, celui-ci ne pointe pas la responsabilité du ministère de l'Agriculture, ni de l'Europe mais celle de Bercy. “Le ministère des Finances défend la liberté des prix pour empêcher toute hausse et ainsi préserver le pouvoir d'achat des ménages. Mais d'abord pourquoi le pouvoir d'achat des Français ne reposerait-il que sur les produits alimentaires (qui ne représentent que 12 % du budget des ménages) ? Ensuite, la logique des prix bas est arrivée à sa limite ; si rien n'est fait, les filières françaises vont se détériorer gravement (voir les difficultés actuelles de nombreux abattoirs), et les conséquences coûteront beaucoup plus cher.”


Christophe Zapata



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Catégories : Sarthe Aviculture

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