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Pays de la Loire - 07-06-2013 - Antoine Humeau

La Cuma et le Ged, deux solutions
pour embaucher à temps partiel

DOSSIER EMPLOI / Temps partiel

Le groupement d'employeurs départemental (Ged) et le groupement d'employeurs en Cuma sont deux solutions émergentes pour embaucher un ouvrier agricole à temps partiel. Deux formules qui rencontrent un certain succès.

PHOTO : Pour l'agriculteur, il n'y a qu'à régler la facture, c'est le Ged ou l'Union des Cuma qui s'occupe des bulletins de salaire.



Voilà à peine neuf mois que le Ged 49 a été créé, et le succès est éloquent. Ce groupement d'employeurs à échelle départementale, en Maine-et-Loire, emploie déjà huit salariés, soit sept équivalents temps plein, sans avoir fait la moindre publicité. Il fonctionne comme un groupement d'employeurs classique, mais avec plus de souplesse. 


Dans les endroits les plus isolés, il est parfois difficile d'embaucher un ouvrier agricole à plusieurs. Le Ged peut apporter la solution : “Le Ged construit le maillage, rédige le contrat de travail, gère l'administratif avec les salariés. Les agriculteurs s'engagent, eux, à un volume d'heures à l'année” explique son président Guy Caillault. Les salariés travaillent à la journée. Impossible donc d'embaucher un ouvrier uniquement pour la traite par exemple. “On agit à plusieurs niveaux, détaille Benoît Aupecle, son directeur. On rencontre d'abord les agriculteurs qui s'interrogent sur l'aspect organisationnel, économique ou juridique, puis on essaie localement de trouver un volume d'heures sur un rayon de 15 à 20 kilomètres. Puis on lance le recrutement”. Le Ged rédige les bulletins de salaire, l'agriculteur règle la facture.


Autre intérêt, “quand un salarié s'en va, il est plus facile de le remplacer immédiatement pour combler les heures manquantes”, précise Guy Caillault. Pour le salarié, le système est aussi plus sécurisant : en cas de baisse de charge de travail, il lui est plus facile d'être transféré vers une autre exploitation.


La Cuma, une voie d’avenir ?


Autre piste intéressante, l'embauche via la Cuma. “C'est une voie d'avenir et c'est sans doute plus facile pour l'agriculteur, car il connaît bien sa Cuma”, estime Christèle Pineau, du réseau mixte technologique (RMT) Travail en élevage. Un avis que partage Isabelle Corbineau, chargée de l'emploi à l'Union des Cuma des Pays-de-la-Loire : “Les gens travaillent déjà ensemble, le groupe existe. Rassembler des énergies autour d'un salarié quand on travaille déjà avec la machine, c'est plus simple, il y a tous les atouts pour fixer les emplois.”


Toutes les Cuma peuvent mettre des salariés à disposition de ses adhérents, à condition que ces emplois ne dépassent pas 30 % de la masse salariale totale de la Cuma. Un seuil qui pourrait être élevé à 49 % prochainement. A la Cuma de Maulévrier par exemple, près de Cholet, un des trois salariés ne s'occupe pas de l'entretien ou de la conduite des machines, mais travaille à plein-temps dans cinq exploitations adhérentes. Quant aux bulletins de salaires, ils sont rédigés par l'Union des Cuma à Angers.


Les Cuma et le Ged sont “complémentaires”, selon Isabelle Corbineau : “On est au départ plutôt sur des emplois mécaniques et le Ged sur des emplois d'élevage.” Et l'Union des Cuma est aussi membre du Ged 49.


Antoine Humeau



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