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Herbe - 03-05-2013

Une réorganisation du parcellaire pour une meilleure valorisation de l’herbe

Paturages durables //// Cette semaine, retour du côté de Grez-en-Bouère où le déprimage des vaches laitières suit son cours. Quentin Perthué explique comment avec ses parents, ils ont réorganisé le parcellaire suite à son installation, dans l’optique de valoriser davantage l’herbe à pâturer.

Où en êtes-vous de votre cycle de pâturage ? Nous arrivons au bout du déprimage ! Actuellement (au 25 avril), les vaches sont passées sur 23 ha. Elles dorment dehors depuis le 14 avril. Il nous reste environ 4,5 ha à déprimer sachant que nous avons fait le choix de débrayer une parcelle de 1,5 ha jugée trop avancée avec des repousses de RGI importantes. Elle sera donc probablement ensilée. Selon nos prévisions, nous aurons terminé le tour vers le 2 mai, soit un temps de retour de 35 jours sur la première parcelle du cycle. Cette parcelle est à une hauteur entrée “feuille tendue” de 21 cm. Mais il est possible que nous passions d’abord sur le 2e paddock du cycle car le dactyle est plus avancé (24 cm “feuille tendue”). Nous avons fermé le silo d’ensilage de maïs le lundi 22 avril. En plus de l’herbe pâturée, les vaches mangent de l’enrubannage de luzerne en sortie de traite ainsi que des céréales aplaties (1,3 kg distribué en deux fois, matin et soir). Globalement, cette année, le temps froid et humide a-t-il modifié certains de vos choix ? Oui ! D’habitude, la transition se fait plus rapidement entre la ration hivernale et la ration “tout herbe” (sur trois semaines). L’an dernier, les vaches avaient commen­cé à sortir le 27 février et elles y étaient nuit et jour à partir du 20 mars. La fermeture du silo s’était faite à ce moment-là. Mais cette année, il fallait compter sur les stocks ! Le printemps tardif nous a obligés à puiser davantage dans les réserves de paille et de fourrages. D’autre part, les conditions météo nous ont posé des difficultés pour le semis de nouvelles prairies : nous avions 8,5 ha de prairies à implanter en 2012. Nous en avons semé 6,5 ha tardivement à l’automne dont 2 ha ont dû être réimplantés début avril. Nous verrons ce que ça donnera ! Comment s’organise votre parcellaire (clôtures, chemins, etc.) ? Depuis mon installation, suite à la reprise du deuxième site (destiné à l’élevage des génisses), nous avons entamé une réflexion pour réorganiser le site “Lait” réservé maintenant aux vaches laitières. Historiquement­, sur ce site, des paddocks étaient déjà en place. Cependant, dans une optique de valorisation de l’herbe, leur taille n’était pas adaptée à celle du troupeau. Avant, la conduite des prairies était plutôt raisonnée pour favoriser la rotation des cultures (maïs et céréales). Aujourd’hui, nous cherchons à optimiser davantage le pâturage. Pour cela, nous avons ajusté la taille des paddocks existants et nous en avons aussi créé de nouveaux. En système herbager, il faut compter un minimum de 25-30 ares de pâture/VL en période de pleine pousse. Cela nous a permis de calculer notre surface de base (qui sera principalement pâturée) : 63 VL x 30 ares / VL = 18,90 ha. Les paddocks supplémentaires serviront de surface dite complé­men­taire. Nous avons divisé la surface de base en huit paddocks, soit 18,90 ha / 8 = 2,3 ha. Aujourd’hui, nos paddocks font, en moyenne, 2 ha. Pour les mettre concrètement en place, nous avons tenu compte de l’emplacement des haies et des accès existants. Cela dit, nous avons tout de même fait le choix en 2012 de réempierrer 150 m de chemins avec du déchet de carrière afin de renforcer, en particulier, la sortie de la stabulation. Cette année, nous en avons créé 200 m supplémentaires pour desservir quatre paddocks principaux. Cet accès sera fait directement sur une partie de la prairie (7 m de large). Pour ces paddocks, nous avons décidé de placer la sortie et l’entrée à deux emplacements distincts afin de limiter la circulation au même endroit et donc de moins abîmer. Le réseau d’eau est également réfléchi. En général, nous avons un point d’eau pour deux parcelles. Afin de limiter les transferts de bacs, nous avons acheté cette année six bacs de 1 000 l. Malgré les changements effectués ces deux dernières années, nous estimons être encore en phase de “construction” du système. L’exploitation n’a pas atteint son rythme de croisière !

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