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Maine-et-Loire - 05-04-2013

“Je commençais
à sombrer, mais je n'avais pas envie d'arrêter...”

Sylvie Caillault, a quitté le métier d'agricultrice pour devenir formatrice au CFP de Jallais. Elle a témoigné lors de l'assemblée de Solidarité paysans 49.

Après avoir élevé nos quatre enfants, j'ai suivi une formation pour m'installer avec mon mari en 2000. Je me suis installée par passion, pas par défaut. Cela m'a plu, je me suis sentie à ma place. Mais au fil des années, j'ai du travaille de plus en plus, je me sentais plus salariée qu'associée. Nos orientations devenaient divergentes. Cela devient compli­qué de travailler quand cela ne correspond plus à notre éthique. Et quand on est associée avec son mari, le professionnel et le privé se mélangent. C'est compliqué de faire la part des choses. Quand je vois que la Chambre propose des formations pour les associés de Gaec dans les projets d'installation, mais pas pour mari et femme, je trouve que c'est aberrant ! On a plus de mal à se dire les choses entre mari et femme.


Plus on se sent seul, plus on s’enferme

Ma santé se dégradait, j'ai eu des problèmes de dos. Je commençais à sombrer, mais je n'avais pas envie d'arrêter. Une amie m'avait donné un article sur les sessions d'Aide à la prise de décision proposées par la MSA et la chambre d'Agriculture. Un jour où je pleurais de trop, j'ai ressorti l'article. Et j'ai participé aux trois jours. J'ai été étonnée de ce que j'ai vécu. Plus on se sent seul, plus on s'enferme et moins on en parle. Là, on voit qu'on n'est pas seul, c'est un premier choc. Dans le groupe, nous sommes tous d'horizons différents. Ne pas se connaître permet de dire des choses difficiles qu'on a vécues.


Cela m'a redonné confiance

Après ces trois jours de coupure, ma décision était prise, d'arrêter le métier. Cette session remue beaucoup de choses, on perd notre blindage. Je savais ce que je ne voulais plus, mais pas encore ce que je voulais. La formation “L'avenir en soi” (MSA) m'a redonné confiance. On a tendance à ne parler que de ses défauts, alors qu'on a des qualités. Et c'est le regard des autres qui nous les révèlent. Se dire qu'on a des capacités, c'est nouveau pour nous. On a réussi à faire des choses, et on va en faire d'autres ! Je me suis découvert une assurance que je ne connaissais pas, j'ai ouvert des portes. Je voulais rester dans le milieu agricole, par exemple, devenir formatrice. Mais c'était dans mon rêve. Le regard des autres m'a montré que c'était possible.


Je ne serais peut-être plus là...
du tout

Depuis septembre dernier, je suis devenue formatrice au CFP de Jallais, et j'encadre également des BTS à l'ESA. Cela a été très vite finalement. Là, je n'étais pas à la mise à l'herbe... C'est évident que ça remue. Mais si j'avais continué à faire comme s'il n'y avait pas de problème, je suis presque sûre que je ne serais pas là pour témoigner aujourd'hui, et même plus là... du tout.

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