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Herbe - 05-04-2013

“Un système herbager peut être aussi
 un système productif”

PATURAGES DURABLES

Le Civam AD 53 propose cette semaine de découvrir le Gaec du Fan à Grez-En-Bouère (Mayenne). Quentin Perthué, jeune installé avec ses parents, témoignera tout au long de cette saison de pâturage.


Pouvez-vous présenter la ferme en quelques mots ?
Je me suis installé le 1er  octobre 2010 en Gaec familial sur 123  ha. Avant, Christian et Evelyne (55 et 50 ans) étaient installés en EARL sur 54  ha avec 276 000  litres de lait. Le système portait déjà un peu sur l’herbe avec 38  ha de prairies, 10  ha de maïs et 6  ha de céréales. 

A mon installation, j’ai repris la ferme de mon oncle située à 800  m (290 000  itresl de lait et 69  ha). Historiquement, il y avait sur cette ferme un atelier taurillons, un troupeau de vaches allaitantes et un troupeau laitier. Avec ces deux sites à disposition, nous avons décidé que le troupeau laitier serait sur la ferme initiale des parents. Le choix a été fait en fonction de la surface accessible par vache et car les bâtiments déjà fonctionnels ne nécessitaient pas d’investissements supplémentaires. 

Sur le second site, nous avons choisi, dans un premier temps, de garder une dizaine de vaches allaitantes. Aujourd’hui, il n’y a plus de troupeau allaitant, ce sont les génisses qui occupent les lieux avec une surface accessible de 160 ares/UGB génisse. En parallèle, nous avons aussi un atelier équin (élevage de trotteurs soit quatre poulinières). Nous comptons aussi 24 ha à 5 km environ destinés à la fauche et aux
céréales. 

Quel sont vos objectifs sur la ferme aujourd'hui et à plus long terme ?
Nous souhaitons gagner en autonomie alimentaire et être plus autonomes en matière protéique sans trop pénaliser la production par vache. Actuellement, les fourrages achetés (paille) représentent 600 kg MS / UGB et les concentrés achetés (mélange 50 % soja – 50 % colza) représentent 280 kg/UGB (vaches laitières et génisses). 

Cette recherche d’autonomie nous amène à renforcer le système herbager et à explorer de nouvelles pistes comme l’implantation de luzerne par exemple. De manière globale, les animaux sont au pâturage tournant de mi-mars à décembre pour valoriser au maximum l’herbe disponible, avec un affouragement l’été car les terrains ont tendance à être séchants. 

Pour optimiser l’herbe, nous travaillons également la composition des prairies en homogénéisant les surfaces en prairies multi-espèces (à base de ray-grass anglais, trèfle blanc et fétuque). Un second objectif est de réduire notre consommation d’intrants (produits phytosanitaires et engrais). Nous avons ainsi implanté du mélange céréalier qui ne demande pas d’intrants une fois en place et apporte de la matière protéique via le pois. 

Et d’un point de vue personnel, l’objectif est d’avoir une bonne qualité de vie en étant capable de se libérer du temps, dégager un revenu suffisant et être en accord avec une certaine éthique. Je préfère gérer l’herbe que monter sur un tracteur pour désiler. De plus, nous pensons que ce n’est pas incohérent de garder un système productif (animal et végétal) avec un système herbager. 

Comment se déroule le début du pâturage ? 
La saison de pâturage démarre tardivement par rapport aux années précédentes ! Les précipitations de ces dernières semaines n’ont pas permis de sortir les vaches avant fin mars, les sols étant trop peu portants. Nous ne voulions pas risquer d’abîmer les parcelles et les accès. Jusqu’au 24 mars, les vaches étaient encore en ration hivernale avec 2/3 d’ensilage de maïs et 1/3 d’ensilage d’herbe. Elles recevaient aussi du foin aux cornadis tous les matins avant d’avoir les ensilages afin de démarrer le repas avec un tapis fibreux. 

Pour la complémentation, nous distribuons 2  kg/VL/jour de mélange céréalier aplati et 2  kg d’un mélange de tourteau de soja et de tourteau de colza. Mi-mars, les VL produisaient en moyenne 29,5 litres de lait/jour avec un stade de lactation de 4,6 mois. Les vaches laitières ont pu sortir pour la première fois le 24 mars et ont commencé le déprimage à proprement parler le lundi 25 mars. Elles ont tout d’abord commencé par sortir 3-4 heures/jour après avoir reçu, à l’auge, 2  kg MS de foin et environ 10  kg MS d’ensilage de maïs. La transition devrait se faire sur deux à trois semaines en diminuant progressivement la part d’ensilage et en allongeant le temps de pâturage.

Civam AD53
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Catégories : Herbe

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