• Suivez-nous :

accueil
Élevages > Bovins viande > Chez Elroc, ces sujets qui restent en travers de la gorge
Mon panier :
0 article(s)

50 n° par an

METEO

Pub Rectangulaire défaut
A+
A-

Bovins viande - 29-03-2013 - FG

Chez Elroc, ces sujets qui restent en travers de la gorge

L'association des Eleveurs réunis pour l'organisation et la commercialisation de leurs bovins veut croire en l'avenir. Elroc a en cela organisé un débat sur l'installation, lors de son assemblée générale

Le calendrier est parfois ironique ; la météo, elle, capricieuse. Il fallait s'en souvenir mais vendredi 22 mars, il y a un an jour pour jour, le président de la Chambre Claude Charon était en comité sécheresse. Depuis,

“2012 s'est fait remarquer par sa pluviométrie exceptionnelle” note Michel Henry.

“Au niveau des fourrages, 2012 restera dans les mémoires, tout comme 1976, mais pour des raisons très différentes”, souligne l'autre co-président, Benoît Chesneau. Entre des prix “insuffisants” et un manque de fourrages, “la Mayenne a perdu 32000 animaux en deux ans”.


L'annulation du plan engraissement

L'association, elle, a gagné une cinquantaine d'adhérents. Mais vis-à-vis de ces derniers, Benoît Chesneau se sent un peu “mal à l'aise”. Une partie d'entre eux est en effet venue pour prétendre aux aides à l'engraissement promises par Bruno Le Maire. Mais le nouveau ministre a supprimé, du moins reporté, ce plan de 8 millions d'euros. “Pour Elroc, cela représente une perte, puisque les 200 dossiers JB ont représenté un mois de travail à temps plein pour Gaëlle et Jean-Louis” (les salariés). Il renchérit : “De mémoire de négociant, je n'ai jamais vu cela : une action de soutien annoncée par un gouvernement, budgétisée, les règles d'encadrement parfaitement définies, tous les acteurs (DDT, OP, abatteurs, etc.) ayant scrupuleusement rempli leur rôle. Je suis indigné, c'est totalement irrespectueux” de la part de Stéphane Le Foll. Un recours pourrait être déposé pour parvenir à obtenir l'enveloppe promise pour 2012. Quant aux millions d'euros pour 2013, personne ne sait encore quelle sera leur destination.


L'export vers la Turquie

Là, ce ne sont pas les représentants d'éleveurs qui réagissent, plutôt un représentant d'élu, le conseiller général Claude Tarlevé. “Attention à nous outils.” L'ancien éleveur ne voit pas d'un bon œil le commerce d'animaux vivants dans une filière française qui comprend des abattoirs en difficulté. “Cela ne correspond pas aux efforts sur le bien-être animal”, admet Benoît Chesneau. Si les négociants se sont concertés et ont “préféré ne pas le faire”, Benoît Chesneau reconnaît cependant que “ça a quand même été un déclencheur pour les prix”. Le marché turc “convenait à peu d'animaux d'Elroc”, précise Jean-Louis Petit. Michel Henry et Florence Désillière, présidente de la Chambre, ainsi qu'une bonne partie des éleveurs présents, rappellent le message : “On avait alerté et pourtant, les abattoirs n'ont pas répondu”, souligne Michel Henry. Il met d'ailleurs en garde : “On est parti dans la même direction, dans le lait”. “Attention à la motivation des éleveurs, beaucoup ont déjà arrêté, notamment des naisseurs.”


Les “oubliés” de la com'

L'affaire de viande de cheval a également beaucoup fait réagir. Mais le travail de filière et de traçabilité a néanmoins permis “de ne pas perdre 1 ct à cause de cette histoire”, note Michel Henry. Le retentissement médiatique n'a pas affecté les prix français. En revanche, Michel Henry se montre plus agacé par un autre volet de communication : “Avec 950 éleveurs, nous sommes l'OP leader en Mayenne et l'une des plus dynamiques de la région. Alors, comment avons-nous pu être oubliés à l'automne 2012, pour l'organisation de portes ouvertes sur l'engraissement?” Prévenues “huit jours seulement” avant la date, les associations n'ont pu assurer une visite d'élevage. Un “oubli volontaire” de la part des groupements et coopératives ? Pourtant, “les adhérents d'Elroc participent eux-aussi au financement de Boviloire, initiateur de ces journées !”

Le calendrier est parfois ironique ; la météo, elle, capricieuse. Il fallait s'en souvenir mais vendredi 22 mars, il y a un an jour pour jour, le président de la Chambre Claude Charon était en comité sécheresse. Depuis, “2012 s'est fait remarquer par sa pluviométrie exceptionnelle” note Michel Henry. “Au niveau des fourrages, 2012 restera dans les mémoires, tout comme 1976, mais pour des raisons très différentes”, souligne l'autre co-président, Benoît Chesneau. Entre des prix “insuffisants” et un manque de fourrages, “la Mayenne a perdu 32000 animaux en deux ans”.

Signaler un abus

MOTS CLés : Elroc /

Partaher par mail

RÉAGISSEZ

Vous devez etre identifié pour réagir à cette élément.

Si vous n'avez pas de compte vous pouvez vous inscrire ici

Adresse mail :
Mot de passe :
VALIDER
Pub Carré défaut
Innovations Performances Services