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Social - 22-03-2013 - Rémi Hagel

“La formation manque pour les agriculteurs burkinabés"

Jean-Didier Zongo, est professeur à l'université de Ouagadougou
(Burkina Faso).

Les 16 et 17 mars, à Laval, se sont déroulés deux jours de colloque sur l'agriculture du Burkina Faso, organisés par l'Union des Burkinabés du Grand-Ouest de la France (UBGOF) et le Comité de jumelage Laval-Garango.


A Garango, “l’agriculture n’est pas un vrai métier”

Et si les réalités sont différentes entre la France et l'Afrique, on trouve aussi des préoccupations communes. “A Garango, l'agriculture n'est pas un vrai métier. On le fait quand on n'a pas autre chose” constate Daniel Marchand, le président du comité de jumelage. Comment faire pour changer cette approche ? Déjà, en redonnant ses titres de noblesse à la formation. “A Garango, il y a trente ans, il y avait un centre de formation agricole. Aujourd'hui, il n'y a plus rien.”


3,7 millions d’hectares cultivés 
sur 9 millions

Parmi les intervenants, Jean-Didier Zongo, enseignant à l'université de Ouagadougou, dresse effectivement un tableau inquiétant de la situation. “La paysannerie n'a pas de statut. On devient paysan quand on n'a rien à faire. Il n'y a aucune formation à destination des agriculteurs. La plupart sont encore à la houe et à la daba. Pourtant, sur 9 millions d'hectares de surfaces cultivables, seulement 3,7 millions sont cultivées. Il y a un énorme potentiel.” Les difficultés de l'agriculture ne sont pas à mettre que sur le compte de conditions pédo-climatiques difficiles. C'est d'autant plus rageant que même si les gens ne sont pas agriculteurs professionnels, 70 % de la main-d'œuvre pratique une activité agricole.


Les techniciens qui vont partir en retraite ne seront pas remplacés

“On manque de techniciens” regrette l'universitaire. Il s'inquiète d'autant plus que la courbe des âges va produire le même effet qu'en France : “50 % des effectifs de l'Etat vont partir en retraite dans les dix ans. Ils ne seront pas remplacés.” La faute a des politiques qui ont restreint la formation agricole ces dernières décennies, estime-t-il.

La seule institution nationale qui forme des ingénieurs est l'Institut du dé­ve­lop­pement rural. “Selon les années, 1 000 à 3 600 candidats postulent. Seulement 50 sont pris ! Les autres sont obligés de s'orienter ailleurs alors qu'ils aspirent à devenir agriculteurs.” Quelques établissements privés existent également. Cela reste maigre. Jean-Didier Zongo a participé à la mise sur pied d'une nouvelle formation agricole (ISSTA). C'est un début.


http://ubgof.unblog.fr/ubgof/

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