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Herbe - 22-03-2013

“L’expérience et le soutien du collectif ont été déterminants pour notre évolution”

Paturages durables

Cette année, nous suivons la saison herbagère de deux élevages géographiquement proches, dans le sud est de la Mayenne, dont celui de Valéry et Mélanie Gobin, éleveurs de vaches laitières en agriculture biologique à Châtelain.

Pouvez-vous présenter la ferme en quelques mots ?
 Issu du milieu agricole, je me suis installé sur une exploitation cédée par un tiers en octobre 2008, après sept ans de salariat agricole et d’association de remplacement. La ferme était déjà très herbagère, avec un sol sain et portant, un parcellaire groupé et beaucoup de prairies, même si elles étaient peu productives et avaient pas mal de chardons et de rumex. Nous cherchions donc des techniques alternatives pour les nettoyer et les renouveler. Dans le même temps, nous nous posions des questions sur la cohérence et l’autonomie : avec une partie de la ration en maïs-soja, il y avait du lait, mais les charges en face étaient importantes ! Pour avancer dans nos évolutions, nous avons beaucoup discuté avec les voisins, puis rejoint les groupes “Bouts de Champs”, animés par le Civam AD 53. A la suite de ces premiers échanges et de ce que j’ai pu observer chez mes voisins, j’ai décidé de mener des tests sur l’exploitation, notamment sur le maïs, avec une partie traitée ou non, et une partie binée et non binée. Les résultats sur la partie non binée ont été catastrophiques : il y avait eu beaucoup d’eau. En revanche, même si la partie non traitée était un peu plus sale, le résultat n’était pas mauvais. Ces expériences, combinées aux échanges, m’ont convaincu qu’il était possible de passer en bio. En octobre 2009, je commençais la conversion. Les discussions et les réunions entre pairs m’ont permis d’évoluer et de me sentir épaulé. J’ai reçu beaucoup de soutien et d’aide des voisins, c’est remarquable, ça ne se passe pas comme ça dans tous les secteurs ! 

Quels sont vos objectifs sur la ferme ?
 Aujourd’hui et à plus long terme ? Nous avons plusieurs objectifs : pouvoir vivre correctement à deux sur la structure. Notre souci serait d’obtenir suf­fi­samment de surfaces pour être autonomes, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Notre deuxième objectif est de ne pas se laisser mener par le travail : il ne doit pas prendre le dessus, ni être pénible. Les conditions de travail après l’installation n’étaient pas réunies et nous nous sommes équipés au fur et à mesure : matériel de distribution, d’élevage, etc. Nous avons aussi cherché à optimiser la fonctionnalité des bâtiments, tout en veillant à chaque fois à avoir du matériel simple. Tous ces éléments doivent nous permettre de pouvoir nous faire remplacer pour se libérer ponctuellement. Nous nous entraidons entre voisins pour les travaux qui nécessitent plus de travail, mais aussi pour les week-ends. De plus, il est primordial pour nous de produire un lait de qualité et de maintenir un bon état sanitaire du troupeau. Dès que nous avons une mammite par exemple, nous faisons des analyses individuelles pour en identifier la cause et pouvoir réagir et traiter efficacement. 

Comment se passe le début du pâturage ? 
La gestion du pâturage est plus difficile à gérer en ce début d’année que d’habitude en raison de la faible portance des sols. Les vaches ne sont pas encore passées partout : elles n’ont pu déprimer qu’une dizaine d’hectares pour le moment. La première sortie à l’herbe a été effectuée le 12 février sur du RGH –RGI – Trèfle, puis elles sont passées sur 4 ha de prairies naturelles et nous avons pu les sortir un après-midi sur une parcelle en multi-espèces. Comme il a beaucoup plu par la suite, nous avons décidé de les rentrer afin qu’elles n’abîment pas cette surface. Par la suite, en attendant que le sol soit bien ressuyé et portant, je vais les faire passer sur une parcelle de RGI qui doit être pro­chai­nement cassée. Nous avons toujours une petite surface de RGI qui fait tampon quand les autres prairies ne poussent pas en début de printemps, ou lorsque la portance est trop faible. Même si sa surface a diminué depuis l’année dernière, elle nous apporte un peu de sécurité et de la souplesse !
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Catégories : Herbe

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