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Maine-et-Loire - 15-03-2013

Qui veut rejoindre ce Gaec ?

A La Pommeraye, des sept associés du Gaec de la Forte-Maison, il n'en restera plus qu'un dans cinq ans. Une situation ouverte pour donner un nouvel élan à l'exploitation. Mais préparer la transition n'est pas si simple…

Ils travaillent ensemble depuis plus de 25 ans. A la Forte-Maison, à La Pommeraye, on produit 600 000 litres de lait dont 130 000 vendus en direct, de la viande bovine et des lapins reproducteurs. Une exploitation saine, en rythme de croisière depuis longtemps, mais qui va subir d'importants changements.

Le premier bouleversement inter­vien­dra en 2015 : deux des associés, Joseph et Marie-Claude Onillon, quitteront le Gaec pour installer leur fille Anne-Lise sur l'élevage de vaches allaitantes et la production de viande bovine. Une activité qui est déjà sur un autre site, et qui représente environ 20 % du chiffre d'affaires de l'exploitation.

Puis de 2016 à 2018, quatre des cinq associés restants partiront à la retraite, les uns après les autres. Ils se sont donc inscrits au Répertoire départ installation (RDI), ouvrent leurs portes à de jeunes étudiants qui ont pour projet de s'installer, et ont participé récemment à un “farm dating”, pour mieux anticiper cette transition.


La vente directe, le fil conducteur

Bruno David, le seul qui restera sur l'exploitation, souhaite continuer à s'occuper de la partie laitière. L'associé idéal serait “une personne branchée vente directe”, pour se charger de l'activité transformation et commer­cia­li­sa­tion en direct. Mais “on ouvre la porte à tout le monde, cela peut être un couple, et si personne ne se présente, on peut arrêter la production de lapins, ou encore recruter un salarié”. Toutes les pistes sont ouvertes. La vente directe est un peu le fil conducteur de l'exploitation, de génération en génération. “On est une petite structure qui essaie de donner de la valeur ajoutée à nos produits”, explique Bruno David. “La vente directe nous permet de rencontrer nos clients, et nous oblige à ne pas travailler n'importe comment”, complète Anne Bretault.


Dans un gros Gaec, l'aspect humain n'est pas à prendre à la légère. “On n'a pas tous les mêmes envies, ni le même âge, ni les mêmes projets”, explique Anne. “Au début, on essayait chacun de toucher à tout, mais peu à peu on a dû se spécialiser un peu”, complète­ Bruno. “Toutes les tâches doivent pouvoir être effectuées par différentes personnes, mais chacun n'est pas obligé de savoir tout faire.” Quant aux congés, un planning géré rigoureusement permet à chacun d'avoir un week-end libre sur deux.


Nouvelle dynamique

Si l'intégration de nouveaux associés risque d'entraîner quelques bouleversements, elle pourrait surtout impulser un nouvel élan à l'exploitation. Car “depuis dix ans il n'y a plus guère de projets”, semble regretter Bruno David. Les derniers investissements seront tous amortis d'ici 2018. “Il faut qu'une nouvelle dynamique se crée”, insiste l'éleveur ancien président de la Cuma locale. Mais “les gens ne se précipitent pas”, soupire Anne Bretault. “La plupart semblent préférer s'installer en individuel”

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