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Grandes cultures - 01-03-2013

Choisir la bonne période... pour le lisier sur blé

Pour un épandage de lisier sur blé efficace, choisir la bonne période pour l’apport et atténuer les effets d’une efficacité variable des lisiers sont essentiels. Explications.

Le contentieux qui oppose la France à l’Europe sur l’application de la Directive Nitrates fait toujours parler de lui. C’est lui qui demeure à l’origine de nombreuses inquiétudes : remise en cause des capacités de stockage, des stockages au champ, de l’épandage sur sol en pente ou encore des périodes d’épandage… Même si certains points peuvent encore évoluer, il faut se préparer et envisager dès à présent les adaptations possibles sur les exploitations. Si le choix des cultures réceptrices est limité et les périodes d’apports raccourcies, certains modes de valorisation devront être développés ou remis à l’ordre du jour et parmi eux, l’épandage de lisier sur blé. Cette technique n’est pas nouvelle et nécessite des adaptations de pratiques, de parcellaires ou encore de matériels. En ce qui concerne l’agronomie, quelques règles doivent être respectées pour compenser à une efficacité variable de ces apports en végétation. En effet, si l’efficacité des apports réalisés avec enfouissement n’est plus à démontrer, celle des apports en végétation est plus aléatoire et dépendante du mode d’épandage et des conditions climatiques qui suivent l’épandage.


Limiter les pertes

On sait que la fraction ammoniacale des lisiers est très sensible à la volatilisation et que les pertes peuvent atteindre plus de 80 %. Le mode d’apport et notamment l’utilisation d’un pendillard est essentielle mais pas suffisante. Il faut également privilégier une période sans vent et légèrement pluvieuse dans les jours qui suivent l’épandage pour limiter ces pertes. Il est cependant évident qu’il n’est pas facile de jongler entre conditions de portance, disponibilité du matériel ou encore absence de vent pendant l’épandage…

Pour atténuer les effets d’une efficacité variable des lisiers (de 30 à 60 %), mais aussi des dates d’apports qui peuvent désormais s’échelonner du 1er février à la mi-avril, on peut alterner avec le complément minéral apporté le plus souvent sous forme d’ammonitrate. Dans ce cas, plusieurs cas de figures sont possibles :

- pour des sols peu portants en sortie hiver : mi février 30 N minéral tallage, mi mars 80 N efficaces “épis 1 cm” (sous forme de lisier), mi avril 30 N minéral montaison

- Situation avec des sols portants en sortie hiver : mi février à fin février 60 à 80 N tallage (sous forme de lisier), mi mars à fin mars 60 à 70 N minéral

- Situations avec des sols très peu portants : mi février 30 N minéral, début mars à mi mars 60 N minéral, mi mars à début avril 60 N efficaces (sous forme de lisier)

Donner de l'importance à l'agronomie, s'adapter aux évolutions de la réglementation, conduit chaque éleveur à s'interroger, s'informer et à utiliser de nouveaux outils pour utiliser au mieux cette source considérable d'éléments fertilisants que constituent les déjections animales.

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