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Sarthe - 15-02-2013 - Christophe Zapata

Stéphane Le Foll a un plan pour sauver l'apiculture

Le ministre de l'agriculture Stéphane Le Foll est venu en Sarthe vendredi 8 pour présenter son plan de développement durable pour l'apiculture.

"Avant 1995, nos pertes de colonies ne dépassaient pas 5 à 7 % ; aujourd'hui elles tournent ré­gu­liè­rement autour de 30 %. Au début, nous faisions 50 % de notre récolte annuelle de miel avec le tournesol en transportant nos ruches dans les zones de culture ; aujourd'hui ça ne marche plus. Nous faisons l'essentiel de notre récolte en miel de châtaignier,” résument Sophie et Patrice Dugué devant le ministre de l'agriculture. Les abeilles souffrent de surmortalité et dans le même temps, des fleurs qu'elles aimaient ne semblent plus leur convenir sans qu'on en sache la raison. Pour faire face à la mortalité des abeilles, Sophie et Patrice Dugué se sont tournés vers la production de reines fécondées et d'essaims. Ils en ont même fait la part la plus importante de leur activité et vendent reines et essaims à d'autres apiculteurs professionnels. Et Sophie Dugué étant par ailleurs vice-présidente du syndicat apicole l'UNAF, Stéphane Le Foll avait bien choisi cette exploitation apicole sarthoise pour présenter son plan de développement apicole.


Doubler la production 
de miel

“Nous avons besoin des abeilles pour la pollinisation. C'est un service essentiel pour différentes branches de l'agriculture. C'est aussi une sentinelle de l'environnement et tout le monde est attaché à vivre dans un en­vi­ron­nement sain,” a indiqué le ministre en préambule pour présenter son plan. “La deuxième idée qui sous-tend ce plan est qu'il faut redonner à l'apiculture, toute sa dimension économique.” Depuis l'apparition des troubles chez les abeilles, la France est devenue importatrice de miel (elle importe aujourd'hui autant qu'elle produit). Mais comment faire ? Tout est lié. Pour installer les 3000 apiculteurs professionnels nécessaires pour atteindre l'objectif de l'autosuffisance en miel, il faut d'abord que l'activité soit viable. Il faut donc restaurer la santé des abeilles. Cela passe par des médicaments, des moyens de lutte contre ses parasites, mais aussi par l'amélioration de la diversité florale autour des ruches. Il faut renouer un dialogue entre apiculteurs et agriculteurs (même si les apiculteurs sont des agriculteurs à part entière). Des notions d’apiculture doivent être introduites dans toutes les formations généralistes de l’enseignement agricole. Un gros travail d'organisation du marché intérieur est aussi à faire pour bien valoriser la production de miel et l'ensemble de la filière doit mieux se structurer. Le plan mis en place en concertation avec les différents syndicats apicoles a été doté de 40 millions d'euros sur trois ans. Et il envisage le problème apicole dans son ensemble, en 115 actions regroupées en 17 thèmes.


Et les insecticides ...

“Mais vous n'avez pas interdit les néonicotinoïdes.” La question n'a pas manqué d'être lancée et répétée plusieurs fois avec insistance. Mais le ministre reste stoïque : “Si j'interdis tous les traitements, est-ce que je règle le problème ? Non ! Car la surmortalité des abeilles est un problème multifactoriel. Et je ne peux pas décider en faveur d'un secteur si cela remet les autres en cause. J'ai donc tout fait pour que la question soit ré­solue collectivement et que l'Europe se saisisse du problème. Et c'est la première fois que la Commission­ présente un moratoire. La France le soutiendra mais sachez que déjà des pays s'y opposent.”

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Catégories : Sarthe Abeilles

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