• Suivez-nous :

accueil
Actualité-Politique > Pays de la Loire > Le développement agricole ne peut pas ignorer le changement climatique"
Mon panier :
0 article(s)

50 n° par an

METEO

Pub Rectangulaire défaut
A+
A-

Pays de la Loire - 24-01-2013

Le développement agricole ne peut pas ignorer le changement climatique"

3 questions à Jean-Luc Coulon, Porte-parole de la Confédération paysanne en Sarthe, qui 
est aussi tête de liste pour les élections chambre en 2013.

Le projet de la confédération Paysanne est il en phase avec l'actualité?

Lors des élections en 2007, la campagne du syndicat majoritaire avait été dominée par les agrocarburants avec des perspectives mirobolantes annoncées. On en voit les résultats : le monde céréaliers peut se frotter les mains. En revanche, pour l'élevage c'est autre chose et c'est encore plus dramatique à l'échelle internationale pour l'alimentation humaine. A la Confédération paysanne, nous voulons sortir du seul arbitrage des marchés pour justifier telle ou telle pratique parce qu'aujourd'hui, on ne peut pas ignorer le changement climatique, la raréfaction des ressources et tous les coûts sociaux qui en découlent. Aujourd'hui, la FNSEA fait campagne sur l'excès de réglementation contre les nitrates. Pour nous, c'est le signe qu'il n'y a eu aucune avancée sur la conduite des cultures et de l'élevage : on reste sur des systèmes déséquilibrés et on colle des rustines pour colmater les brèches, alors qu'il existe des solutions agronomiques que nous avons testées sur nos exploitations.


Le projet de la Confédération paysanne est-il en phase avec l'actualité ?

Pour autant est-il possible de s'opposer à la tendance actuelle vers l'agrandissement des structures ?

La course à l'agrandissement avec des systèmes très concentrés, techniquement très sophistiqués est présentée comme incontournable au nom de la performance et de la compétitivité. Mais ces systèmes sont surtout très fragiles et difficilement transmissibles. On voit déjà les coopératives échapper complètement au contrôle des agriculteurs à force de les voir grossir. Le risque est le même avec des exploitations devenues trop lourdes. Qui pourra les reprendre ? Nous nous sommes opposés l'an dernier à des projets industriels de volailles en Sarthe parce que nous préférons voir la production assurée par 20 agriculteurs plutôt que par un seul. La vitalité des territoires ruraux est menacée et elle repose sur une diversité d'exploitations bien réparties sur le territoire.


En cas de victoire, quelle est la première chose à changer ?

Remettre un peu plus de démocratie dans le fonctionnement des chambres d'agriculture. Il faut que les sessions redeviennent des lieux de débat où tous les participants puissent être entendus. Actuellement, la seule possibilité laissée aux minorités pour s'exprimer est de présenter une motion. De nombreuses possibilités existent pour empêcher quand même le débat. Mais avec la régionalisation, c'est le droit de regard qui est enlevé aux minoritaires. D'ores et déjà, il n'y a plus de travail important en commission départementale ; c'est renvoyé au niveau régional. Nous serons donc vigilants sur la transparence des décisions qui seront prises et nous veillerons à ce que chaque élu de base ait sa place dans le travail préparatoire des commissions.

Signaler un abus

MOTS CLés : territoires / Sarthe

Partaher par mail

RÉAGISSEZ

Vous devez etre identifié pour réagir à cette élément.

Si vous n'avez pas de compte vous pouvez vous inscrire ici

Adresse mail :
Mot de passe :
VALIDER
Pub Carré défaut
Innovations Performances Services