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Mayenne - 19-03-2020 - Frédéric Gérard

L’Etat s’organise contre les intrusions en élevage

Jeudi 19 décembre, le préfet de la Mayenne a réuni sous-préfètes, chefs de police et de gendarmerie, procureure de la République, services de l’Etat (DDCSPP, DDT, etc.), professionnels agricoles, pour installer l’observatoire de lutte contre l’agribashing. Ce nouveau réseau doit permettre de mieux protéger les élevages.


"On voit que des actions, des intrusions, des agressions sur les réseaux sociaux sont de plus en plus nombreuses. Cela ne correspond pas à la réalité.” Le préfet Jean-Francis Treffel constate que la Mayenne est “exposée” : “On dénombre deux intrusions en élevage en 2018, deux autres en 2019” — il ne cite aucune

tentative avortée.


Ce contexte l’a incité à installer un “observatoire de lutte contre l’agribashing” ; il s’agit du septième en France. Non obligatoires, le ministre de l’Agriculture souhaite les voir se multiplier dans les départements. Cette première réunion en Mayenne, le 19 décembre, a consisté à faire “un état des lieux”, explique le préfet. “Le but est d’élaborer un ensemble de solutions. Nous voulons, l’Etat et les agriculteurs, d’abord nous organiser contre cette menace des intrusions (des référents sont désignés au sein de la police et de la gendarmerie). Nous voulons constituer un réseau d’alerte (par SMS). Il faut pour cela être préparé, faire de la pédagogie, avant de pouvoir agir. Il va aussi y avoir une réflexion sur les pratiques agricoles, afin de définir une communication sur ce que font les agriculteurs (en matière de bien-être animal, par exemple). Nous avons convenu de nous revoir d’ici deux mois, deux mois et demi.”


Un réseau


Représentants des services de l’Etat, des forces de l’ordre et du monde agricole doivent s’accorder sur les meilleurs moyens de prévention : à la fois pour éviter un drame (un agriculteur surpris la nuit...), mais aussi pour dissuader d’éventuels intrus de pénétrer sur une exploitation, à défaut de pouvoir les en empêcher (panneaux, caméras, bâtiments fermés à clé ...). Le Parquet veillera à ce que ces initiatives soient cohérentes avec les outils législatifs existants.


S’il salue l’initiative du préfet, Jérémy Trémeau, président de JA53, attend désormais “un peu plus au niveau de l’Etat, pour changer la loi. Il faut être en capacité de sanctionner plus fermement ces gens-là.” Les activistes se voient en effet opposés des peines peu dissuasives.


“En plus d’être des infractions, ces intrusions représentent aussi un risque pour la biosécurité des élevages visités, souligne Serge Milon, directeur départemental de la Cohésion sociale et de la Protection des populations (dont les services vétérinaires). C’est un risque de catastrophe, dans le cas de la PPA (fièvre porcine), en termes sanitaires, économiques, etc., pour un élevage, mais aussi pour l’ensemble de la filière française, les exportations.” Or, une intrusion aujourd’hui ne peut être qualifiée d’infraction en tant que telle, comme c’est le cas pour une habitation... Si elle se voit qualifiée d’intrusion sous l’angle de la biosécurité, précise le DDCSPP, l’amende s’élève au maximum à 750 euros.


FG


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