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Grandes cultures - 30-09-2019 - Antoine Humeau

Il cultive du sorgho depuis bientôt dix ans

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A Yzernay, près de Cholet, Simon Guillemet cultive six hectares de sorgho BMR chaque année, qu’il récolte en ensilage pour mélanger au maïs dans la ration de ses vaches laitières. Une plante qui réagit bien aux fortes chaleurs et résiste mieux au stress hydrique.

Simon Guillemet : “Le sorgho a besoin d’eau, mais il a cette capacité à l’attendre, et à la moindre pluie en août, il prend un mètre en quinze jours.”

Simon Guillemet : “Le sorgho a besoin d’eau, mais il a cette capacité à l’attendre, et à la moindre pluie en août, il prend un mètre en quinze jours.”


Quand il a commencé à implanter du sorgho pour la première fois en 2010, Simon Guillemet recherchait une plante moins gourmande en eau. “Au départ, la conduite des cultures était laborieuse”, se souvient-il. “J’ai démarré avec le semoir à céréales un rang sur deux, ça fonctionnait mal parce qu’on ne semait pas assez creux.” Le problème, c’était surtout le désherbage. “Les désherbants disponibles sont moins efficaces que sur le maïs, pour la partie graminées”, concède Philippe Frémondière, de la SARL Brosset agro-semences.

Cette année, l’éleveur d’Yzernay a semé le 23 mai, cinq semaines après un épandage de fumier. “Il ne faut pas en épandre trop, sinon il y a risque de verse, le sorgho peut grimper très vite, comme la canne à sucre”, met en garde Philippe Frémondière. Les semis, pour Simon Guillemet, ce n’est jamais avant le 15 mai car “s’il manque de chaleur, il tarde à pousser, les adventices vont plus vite et le désherbage devient ensuite impossible. Il vaut mieux repousser les semis au 15 juin”. Cette année, la chaleur de fin mai a été favorable.
Trois semaines après les semis, au stade trois feuilles, il a passé un premier herbicide pour les graminées, puis un deuxième au stade cinq six feuilles pour les dicotylédones.

Plante en base 10

La canicule du mois de juin, difficile à supporter pour le maïs, n’a pas affecté le sorgho. “Un maïs s’arrête de pousser à partir de 28-30°, alors que le sorgho continue de produire jusqu’à 40°.” Il développe de la cérosée, une substance blanche le long de sa tige qui limite son évapo-transpiration et le protège de la sécheresse. Mais à la deuxième canicule en juillet, le sorgho, qui n’avait plus d’eau, s’est “mis en pause”, sans jaunir. “Il a besoin d’eau, mais il a cette capacité à l’attendre, observe l’éleveur l’agriculteur. En août à la moindre pluie, il prend un mètre en quinze jours, puis s’arrête et repart après la pluie suivante”. A condition d’avoir de la chaleur bien sûr. “C’est une plante en base 10 alors que le maïs est en base 8”, explique Philippe Frémondière.“En deçà de 10 degrés, ça ne pousse pas.”

La récolte, ce sera fin septembre début octobre. D’ici là, le sorgho de Simon Guillemet a encore le temps de pousser, grâce aux récentes pluies. “Il faut faire l’ensilage un jour sec, et sans rosée, donc toujours l’après-midi”, recommande-t-il. Sur l’ensileuse, il y a juste à retirer l’éclateur sinon, c’est comme un maïs.
Les rendements du sorgho sont “20 à 25 % inférieurs au maïs”, observe Simon Guillemet. “En moyenne, sur neuf années, on est à environ 10 t/ha.” Compte tenu de sa rusticité, on n’implante pas le sorgho sur les meilleures terres. “Les terres plus profondes, on les réserve au maïs, et les terres plus séchantes on les met en sorgho” résume Philippe Frémondière.
Mais cette année, “avec l’été qu’on a eu, on fera peut-être plus de rendements en sorgho qu’en maïs”, se dit Simon Guillemet.

Antoine Humeau


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