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Maine-et-Loire - 05-09-2019 - Antoine Humeau

National Jersiaise : “J’ai choisi la Jersiaise parce que c’est la plus rentable”

Concours

Au Gaec de la Moisandière (Juvardeil) Philippe Bourgeau élève 120 vaches jersiaises et 50 vaches allaitantes avec son frère. Comme chaque année, il participera au concours de Chemillé.

Philippe Bourgeau : “Je suis à 130 € de plus aux mille litres grâce aux taux. L’année dernière, mon prix moyen était de 450 euros.”

Philippe Bourgeau : “Je suis à 130 € de plus aux mille litres grâce aux taux. L’année dernière, mon prix moyen était de 450 euros.”


Depuis vingt-six ans il élève des Jersiaises. Philippe Bourgeau a choisi cette race dès son installation en 1993, mais les raisons restent un peu obscures. “C’était vraiment une vache qui me plaisait, je voulais faire de la qualité.” A l’époque, les laiteries dissuadaient les éleveurs de produire de la matière grasse. Mais il était convaincu que “la Jersiaise est la race la plus rentable”.

La première année, la production laitière est de 3 500 litres en moyenne par vache. Puis le volume augmente jusqu’à 5 000 litres. “Je pourrais faire mieux, mais ce que je ne fais pas en quantité, je le fais en qualité.” Les taux, c’est un peu la marque de fabrique de l’éleveur de Juvardeil. Il affiche en moyenne 61 de TB et 42 de TP alors que la moyenne de la race est autour de 58,2 et 38,5. Au classement des élevages français affichant les meilleurs taux protéiques, il arrive en cinquième position. Voilà qui lui permet de bien compenser, sur sa paye de lait. “Je suis à 130 € de plus aux mille litres grâce aux taux. L’an dernier, mon prix moyen était de 450 euros.”

“Des prix, pour un travail dans la durée”

Autre point d’excellence, la fécondité. Philippe Bourgeau n’utilise en moyenne que 1,4 paillette par vache. Le Gaec de la Moisandière est aussi connu pour la bonne longévité de ses vaches. Certaines sont restés dans les mémoires, comme Fabuleuse, la doyenne nationale, quand elle est morte, à 20 ans et onze lactations. C’était en 2010, cette fille de Flyn Dante était la première vache jersiaise à plus de 100 000 kg de lait produit au cours de sa carrière. Depuis, elle a été dépassée deux fois. “Dans chaque salon, elle est encore en photo en exposition !” s’amuse Philippe Bourgeau.

L’éleveur, qui participe depuis vingt ans au Festival de l’élevage de Chemillé, sera présent au National puis au Space quelques jours plus tard. Il viendra notamment avec Gareille, habituée de Chemillé, titulaire du prix de Crème des Jersiaises il y a quelques années. “Ce qui m’intéresse, dans les concours, c’est les prix qui récompensent un travail dans la durée.” Le tape-à-l’œil, très peu pour lui. De nouvelles règles ont été instaurées pour ce National : “Il est désormais interdit de boucher les trayons ou mettre de la laque sur les sabots”, se réjouit-il.

Il participe aussi aux concours pour la promotion de la race. “Hier c’était une petite vache qui nettoyait les bords des routes, aujourd’hui, c’est la seule race laitière qui progresse, et d’ici vingt ans, ce sera sans doute la plus répandue dans le monde”, se dit l’éleveur.

Antoine Humeau

A noter => Jersiaise France organise deux visites d’élevages en marge du concours. Vendredi 6 septembre à 16h : visite de la SCEA Gaborit à Maulévrier. Dimanche 8 septembre à 10h : visite de l’EARL de la Limonière à Vezins.
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