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Loire-Atlantique - 29-04-2019 - Christian Evon

Loire-Atlantique : le Département aide un jeune à s’installer

Accompagnement

Grâce à un portage de l’Agence foncière de Loire-Atlantique, le conseil départemental et ses partenaires aident Sullivan Grégoire, récemment installé, en achetant son logement, indissociable de son exploitation.

Pour cette opération, Sullivan Grégoire (à droite) peut compter sur le soutien de nombreux partenaires : Département, agence foncière, communauté de communes et commune de Grandchamp-des-Fontaines.

Pour cette opération, Sullivan Grégoire (à droite) peut compter sur le soutien de nombreux partenaires : Département, agence foncière, communauté de communes et commune de Grandchamp-des-Fontaines.


Cette action se fait dans le cadre du PEAN, le Périmètre de protection des espaces agricoles et naturels périurbains du nord de Nantes, pour pérenniser les activités agricoles dans ce territoire et éviter l’étalement urbain. “On l’a joué collectif pour y arriver, en construisant le projet avec les élus locaux, sous l’égide du Département”, souligne Freddy Hervochon, vice-président du Départemental aux milieux naturels et fonciers. “Le PEAN des trois vallées est un territoire proche de l’agglomération nantaise, avec une très forte tension 

foncière et de la spéculation.”


A la demande de la commune de Grandchamp-des-Fontaines, l’agence foncière de Loire-Atlantique a donc acquis la maison d’habitation de la ferme de Chanais pour un montant de 145 000 euros. “Pendant les huit années de la durée du portage, le locataire nous versera un loyer et au terme du contrat, on cédera le bien à la commune ou au porteur de projet, le tiers désigné. Dans ce cas, les loyers versés seront déduits de l’achat de la maison”,
explique Danielle Cornet, la présidente de l’agence foncière.


“Je vous suis redevable”


Originaire de la commune voisine (Treillières), Sullivan Grégoire avait le profil idéal pour reprendre la ferme de Chanais. Après son bac pro obtenu à la MFR de Carquefou, il a été salarié de remplacement pendant deux ans sur le secteur et a notamment travaillé sur cette exploitation.


“Elle est vraiment adaptée à mon projet. Je me suis installé au 1er novembre et ai entamé ma conversion en bio début avril,dit-il. Avec mes 45 vaches pour 90 hectares, et les trois quarts de la surface qui sont en pâturage, je vise l’autonomie. Je n’utilise plus ni intrants ni phytos et je limite mes achats d’aliments” confie le jeune agriculteur, qui aura bientôt 24 ans. Le montant de la reprise, c’est-à-dire la location des terres et l’achat du matériel, du cheptel et d’une partie des bâtiments, est supérieure à 350 000 euros. En y ajoutant l’achat de la maison, la banque ne l’aurait pas suivi.


“On a eu la chance que le propriétaire ait à cœur d’installer un jeune (avec en plus un bail de vingt-cinq ans !) en gardant intacte la structure avec ses 90 ha, les bâtiments et surtout la maison d’habitation”, explique Didier Daval, agriculteur sur la commune, qui a encouragé avec ses collègues l’installation de Sullivan Grégoire sur la ferme de Chanais.


En effet, le couple habitation - terres est indissociable de la viabilité de cette exploitation. Sinon, les terres seraient parties à l’agrandissement et cette habitation aurait été vendue sur le marché immobilier. Le département prend à sa charge les frais de portage (impôts fonciers et assurances, frais financiers et travaux dans la maison) engagés par l’agence foncière.


Christian Evon



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