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Pays de la Loire - 27-04-2019

Michel Guillet : de la formation à l’information

Hommage


Fils d’agriculteurs de Nozay (Loire-Atlantique), Michel Guillet suit d’abord à Paris les cours de l’Institut des hautes études de droit rural et d’économie agricole (IHEDREA), de 1978 à 1981. Un an avant la fin de son cursus, il est embauché comme formateur par l’Union des organisations agricoles de la Sarthe (UOA). “Au départ, il est intervenu dans les formations complémentaires agricoles, après il s’est investi dans le développement de la micro-informatique”, se souvient Noël Tellier, directeur du service formation de l’UOA, qui a travaillé aux côtés de Michel Guillet pendant plus de quinze ans. C’est à l’UOA Formation que Michel rencontre sa future épouse Patricia, formatrice elle aussi.

“Il avait du caractère !”


Après cinq à six années comme formateur agricole sur le site de La Futaie au Mans, Michel Guillet remplace progressivement Michel Bertin à la mise en page de L’Agriculture sarthoise, le “journal des organisations professionnelles agricoles”. “Même si ça n’était pas sa compétence de départ, il a aimé ce nouveau challenge, cette nouvelle mission”, reprend Noël Tellier. De fil en aiguille, Michel Guillet devient attaché de direction pour épauler le patron de l’Agriculture sarthoise, Michel Moin. Au départ en retraite de ce dernier, en 1995, il devient, pour deux années, rédacteur en chef et directeur de l’hebdomadaire. “Il avait du caractère et quand il n’était pas d’accord, il savait le dire ! Il savait s’affirmer !” se souvient encore Noël Tellier. Je l’ai vu plusieurs fois, sur des situations compliquées politiquement, car gérer un journal ça n’est pas facile…”. Pendant ces deux années à la tête de l’hebdomadaire agricole, Michel Guillet s’attache à le faire évoluer afin que l’organe de communication qu’il était depuis l’origine se transforme en vrai journal d’information, avec une place plus grande accordée au travail du journaliste sur le terrain : reportages, interviews, etc. “Lorsqu’il était rédacteur en chef de l’Agriculture sarthoise, c’était une époque perturbée à l’UOA car le syndicalisme sarthois FDSEA revendiquait son indépendance pour avoir le monopole de l’information, se souvient Michel Denieul, ancien agriculteur à Piacé (Sarthe) et actuel directeur de publication de l’Avenir agricole. Bien entendu, c’était totalement contraire aux valeurs de Michel Guillet, lui qui défendait l’indépendance de la presse tout en respectant les valeurs de chacune des organisations professionnelles”. Jean-Claude Ollivier, ancien porte-parole de la Confédération paysanne de la Sarthe, en garde un souvenir analogue : “C’est tout un passé dont Michel était porteur, c’est une image d’indépendance et une
capacité à faire autrement face au diktat de la FDSEA.”


De L’Agriculture sarthoise à L’Avenir agricole


En 1997, Michel Guillet quitte L’Agriculture sarthoise, (qui sera vendue un peu plus tard au Maine Libre) pour poser ses valises en Mayenne et rebondir à l’Avenir agricole. Un hebdomadaire dont la ligne éditoriale colle parfaitement à ses aspirations personnelles. Il entre à la même période au conseil d’administration de la Fédération nationale de la presse agricole et rurale (FNPAR), qui deviendra quelques années plus tard SNPAR (Syndicat national de la presse agricole et rurale). “Il s’est toujours investi dans la commission publicité, qu’il présidait, puis à la Fédération de la presse spécialisée (FNPS) au sein de la commission postale,se souvient l’ancien président du SNPAR Paul Pen. On avait travaillé ensemble toutes les façons de promouvoir nos journaux départementaux par rapport au marché de la publicité, en nouant de nombreux contacts avec la presse quotidienne et la presse hebdomadaire régionale”.


A la tête de l’Avenir agricole, Michel Guillet lance en 2005 la régionalisation de l’hebdomadaire mayennais, qui s’étend donc sur la Sarthe et le Maine-et-Loire, puis trois ans plus tard, sur la Loire-Atlantique. En Sarthe, un vide vient alors de se créer avec le rachat de L’Agriculture sarthoise par la FDSEA 72. Le titre est supprimé au profit du bulletin syndical concurrent jusqu’alors.


L’opération de régionalisation lancée par Michel Guillet “vise surtout à contenir l’érosion des ventes qui touche toute la presse, et notamment la presse agricole en raison de la baisse démographique. Il s’agit par ailleurs d’accompagner l’évolution de l’agriculture et de ses acteurs dont les horizons dépassaient de plus en plus les cadres départementaux”, explique l’ancien directeur de publication du journal Alain Vignier.

C’est sur une petite route de Mayenne que le parcours de Michel Guillet s’est achevé. Dimanche 21 avril au matin, jour de Pâques, il est décédé suite à un malaise cardiaque.



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