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Mayenne - 19-04-2019 - Rémi Hagel

Lactalis informe sur ses projets de travaux à Craon

Industrie

Mardi 16 avril, Lactalis a présenté son dossier de demande d'autorisation d'exploiter, au cours d'une réunion publique à Craon. L'occasion de faire un point, devant un public clairsemé.

Le public était peu nombreux pour s'informer de la procédure en cours. Les cadres de Lactalis étaient pourtant présents pour répondre aux questions... jusqu'à la collation finale autour de fromages.

Le public était peu nombreux pour s'informer de la procédure en cours. Les cadres de Lactalis étaient pourtant présents pour répondre aux questions... jusqu'à la collation finale autour de fromages.


Mardi 16 avril, Lactalis organisait une réunion publique pour présenter son dossier de demande d'autorisation d'exploiter pour son site de Craon. L'industriel laitier a suscité un déferlement médiatique lors de la crise des salmonelles, et a été accusé de peu ou mal communiquer. Cette réunion publique apparaît cette fois comme un geste de transparence. C'est une première pour un site Lactalis en Mayenne. Il faut dire “qu'il n'y a pas pléthore d'installations classées en Mayenne” remarque le directeur du site Eric Dussous. Mais cette réunion s'avérait nécessaire car “le précédent arrêté avait été remis en cause pour défaut d'information” explique-t-il. “On apprend de ses erreurs.” L'arrêté préfectoral de 2013 avait en effet été annulé en 2016 par le tribunal administratif. La demande d'autorisation d'exploiter en vigueur date donc toujours de 2002. Il s'agit de régulariser cette situation (comme l'exigeait une mise en demeure de 2016).


Cette rencontre a pourtant attiré peu de monde : seulement une trentaine de personnes. Le suivi de cette procédure administrative passionne peu. Localement, la confiance semble de mise.


Cinq chantiers


La demande d'autorisation d'exploiter porte sur l'ensemble du site, incluant certains projets d'investissements. La demande initiale avait été déposée en août 2017. L'éclatement de l'affaire en décembre suivant a conduit à l'abandon des grands projets (dont la tour de séchage). Une nouvelle demande a été déposée en janvier dernier. C'est celle-ci.


Dans le dossier présenté sont maintenus cinq investissements à venir : une chaudière de secours, une nouvelle installation frigorifique, un nouvel évaporateur, un local de palettisation et renforcement du local sprinklage (extinction automatique des incendies). Des investissements de “quelques millions d'euros”, sans plus de précisions.


Au cours de la réunion ont été présentés l'ensemble des points de vigilance pour l'environnement traités dans ce dossier : eau, paysages, qualité de l'air, émissions sonores, etc. L'eau est un important volet. L'usine consomme plus d'un million de mètres cubes par an. Quatre forages apportent 220 000 m3, l'eau recyclée représente 205 000 m3 et le reste (890 000 m3) provient du réseau. Des normes de rejet de phosphore ont été fixées : 1 mg/l en période hivernale et 0,3 mg/l en période d'étiage. “C'est très bas pour une industrie agroalimentaire” commente Gaëlle Malhaire, en charge du dossier au cabinet Axe. Les enjeux sont forts sur l'Oudon (dont les étiages sont sévères), pour les prélévements en eau potable. Les poids lourds de l'usine génèrent à 4 à 9 % du trafic routier à Craon. L'étude des dangers pointe que le principal risque pour l'usine reste l'incendie.


Enquête publique


Au final, peu de questions du public : une sur les normes pour l'eau, une sur le volume consommé et enfin une remarque sur les conséquences des trajets des tonnes d'épandage sur les petites routes de campagne (les boues sont épandues sur 25 exploitations agricoles).


Le dossier est en attente de l'avis de la Mission régionale d'autorité environnementale. La date de l'enquête publique n'est pas encore connue, mais espérée avant l'été. Elle durera un mois. Elle concernera Craon et les sept communes situées dans un rayon de trois kilomètres ainsi que les vingt communes du plan d'épandage.


Rémi Hagel



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