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Social - 25-03-2019 - Nathalie Barbe

Santé et sécurité : la MSA questionne les nouvelles technologies

Loïc Deveyer, conseiller agro-machinisme à la chambre d’agriculture de l’Orne lors du colloque sur les nouvelles technologies organisé mardi par la MSA, à Sillé-le-Guillaume.

Loïc Deveyer, conseiller agro-machinisme à la chambre d’agriculture de l’Orne lors du colloque sur les nouvelles technologies organisé mardi par la MSA, à Sillé-le-Guillaume.


Près de 79 % des agriculteurs sont de fervents utilisateurs des nouvelles technologies et d’internet. La fréquence des usages est supérieure au reste de la société française. Une tendance illustrée par quelques chiffres, liés d’abord aux obligations professionnelles : neuf exploitants sur dix utilisent le service Télépac ; un sur deux est équipé d’un GPS dans son tracteur. La consultation de la météo est un geste quotidien effectué par 75 % d’entre eux. Cerné par le numérique, le monde agricole ne compte pas moins de 400 applications pour smartphone, conçues comme un outil d’aide technique. “Notre période vit une mutation comparable à la mécanisation” souligne Coralie Hayer, conseillère nationale en prévention des risques professionnels à la MSA. Ces nouvelles technologies produisent-elles du mieux dans le quotidien des exploitations ? Sur la santé mais aussi en termes de sécurité ? “Le drone permet de surveiller à distance le troupeau, le robot de traite ou le GPS sont des leviers pour trouver des solutions qui réduisent la pénibilité.” Mais à revers, la production de données qu’induit l’usage des nouvelles technologies peut aussi entraîner une charge mentale. Leur traitement et leur analyse viennent entrecouper une journée de travail dans un élevage laitier équipé d’un robot de traite par exemple.

Des avancées majeures

Ces outils numériques apportent donc des compétences nouvelles tout en ajoutant des tâches complémentaires dans la gestion du troupeau et de l’exploitation. Tout se mesure à l’aune de cette appréciation. “Il faut donc une analyse précise de la réalité du terrain” conseille Coralie Hayer. “Les nouvelles technologies ne sont pas une solution miracle, il persiste un risque résiduel.” A l’image de certains équipements autonomes. “Un tracteur avec guidage GPS peut entrer en collision avec un poteau électrique.” Là où l’agriculture numérique joue une belle carte, c’est sur la réduction de l’impact environnemental des produits phytosanitaires. “Nous avons aujourd’hui des pulvérisateurs de précision qui apportent de vraies solutions” explique Loïc Deveyer, conseiller agro-machinisme à la chambre d’agriculture de l’Orne. Les avancées majeures portent sur des modèles avec des séquençages de dilution possibles depuis la cabine du tracteur. “Les buses à pulsation permettent de garder une même pression et un même diamètre de gouttelettes, limitant les pollutions diffuses.” Seul frein à l’accès de ces équipements : leur coût mais aussi l’incertitude sur l’avenir des produits phytosanitaires.

Nathalie Barbe

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