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Maine-et-Loire - 21-12-2018 - Antoine Humeau

Partage du foncier : Vezins a expérimenté le dialogue

Foncier


Et si on se parlait ? La commune de Vezins, à quinze kilomètres de Cholet, a lancé il y a deux ans une démarche expérimentale sur la “gestion concertée et partagée du foncier agricole”, qui vient de se terminer. Objectif : permettre à tous les agriculteurs et propriétaires de se parler. Cette commune compte aujourd’hui 18 exploitations agricoles pour 105 propriétaires, soit plus de cinq propriétaires par fermes. Lorsque la commune a lancé cette démarche avec la chambre d’agriculture et l’agglo en mars 2016, plus de la moitié des chefs d’exploitation avaient plus de 55 ans. Il fallait donc organiser cette importante vague de transmission et cessions de terres. Vezins est la commune de l’agglo du Choletais (AdC) où les exploitations agricoles ont la plus petite SAU : 35 à 40 hectares par actif en moyenne. “Il y avait un réel besoin de confortation des fermes”, appuie Justine Bazantay, conseillère à la chambre d’agriculture qui a piloté l'expérimentation.

“Décisions toujours collégiales”

Tous les agriculteurs de la commune et tous les propriétaires, même les plus éloignés ont donc été invités à participer à cette grande concertation. Au total, une douzaine de réunions réunissant exploitants, élus, représentant de Cuma, de la Safer, etc. Mais un seul propriétaire, malgré les sollicitations de la conseillère de la chambre. “On a des propriétaires qui sont trop lointains et éloignés des préoccupations agricoles”, regrette-t-elle. Qu’à cela ne tienne, les agriculteurs ont dialogué entre eux. “Mettre tout le monde autour d’une table pour discuter, c’était déjà bien !”, commente Pierre-Yves Léger, éleveur laitier de la commune. “L’idée c’était de comprendre les positions et points de vue de chacun”, complète Jérémy Blaiteau, jeune éleveur allaitant installé l’an dernier. Un questionnaire a été remis à chaque participant, qui devait notamment y mentionner le nombre d’hectares dont il estimait avoir besoin pour conforter son activité. Ainsi se sont amorcés les échanges. Pour chaque hectare de terre qui se libérait, il fallait délibérer. “Chaque fois qu’il y avait des concurrences sur du foncier, on a réuni tout le monde, ce qui ne se faisait pas ailleurs”, se félicite Justine Bazantay. Les échanges étaient parfois houleux, “il y a eu des hauts et des bas, parfois c’est même monté très haut”, glisse Sylvie Rochais, élue d’AdC. Mais “toutes les décisions ont été prises collégialement, aucune n’a été prise aux dépens des autres”, se réjouit Justine Bazantay. Ensuite, ces avis étaient remontés à la Safer ou la CDOA.

Regret

L’expérimentation est jugée positive par les agriculteurs, sans doute un peu moins par la Safer, dont le représentant a rapidement déserté les réunions. Pour Sylvie Rochais, “si c’était à refaire ou à reproduire sur une autre commune, il faudrait absolument réussir à mobiliser les propriétaires, cela ne peut pas se faire sans eux”. Mais “les propriétaires, ils en ont marre de toutes ces règles, le fait de ne rien maîtriser, ça les agace !” analyse Pierre-Yves Léger.

Antoine Humeau


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