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Social - 14-12-2018

Groupement d’employeurs : quand l'union fait l'embauche

Concours Repor'Terre d'avenir

Repor'Terre d'Avenir //// Bertrand et Céline Deforge, associés du Gaec Basse Lardais, et leur voisin Benoit Fouillet, sont éleveurs laitiers à Bourgon, en Mayenne. Grâce à la création d’un groupement d’employeurs, ils embauchent un salarié en commun.

Bertrand, Céline et Benoît organisent l’emploi du temps de Marlon, le salarié (à gauche).

Bertrand, Céline et Benoît organisent l’emploi du temps de Marlon, le salarié (à gauche).


Benoît Fouillet s’est installé seul en 2015 à la suite de ses parents. La même année, le Gaec Basse Lardais passait de trois à deux d’associés suite à un départ en retraite. Pour ces deux élevages, le besoin de main-d’œuvre devenait alors une priorité : il faut faire face à un métier sans période creuse et aussi pouvoir se dégager du temps libre. Dans un contexte où la main-d’œuvre familiale et l’entraide entre voisins deviennent rares, le recours au salariat devient une nécessité.

D’un apprenti à un salarié

Suite à la candidature d’un apprenti, l’idée de la création d’un groupement d’employeurs s’est imposée. Mais un apprenti ne pouvant avoir deux employeurs, le groupement est créé en août 2016. Le contrat d’apprentissage terminé, le groupement d’employeurs s’est naturellement tourné vers l’emploi d’un salarié.

Par relation de voisinage, les associés ont embauché Marlon Segretain mi-septembre 2018 en CDI sur la base de 35 heures. L’organisation de ses journées de travail est très cadrée. Il travaille 50 % de son temps dans chaque entreprise. Il est présent les lundis et jeudis dans l’entreprise de Benoît Fouillet et les mardis et vendredis dans le Gaec. Il travaille un mercredi et un week-end sur six sur chaque exploitation.
Ses principales tâches sont la traite, l’alimentation des bovins et les travaux sur les cultures.

Une situation avantageuse pour tous et peu de contraintes

Marlon répond aux attentes de ses employeurs du fait de son expérience professionnelle en Allemagne et de sa maturité. Les adhérents bénéficient aussi “de ses idées, c’est une richesse. Il assure les urgences sans avoir besoin de consignes”.
Le coût financier est partagé à parts égales, les obligations comptables sont minimes et il est plus pratique pour le salarié de n’avoir qu’un seul employeur.
Céline Deforge admet : “Gérer le planning du salarié n’est pas une chose simple, il faut anticiper et évaluer le temps par tâche.” Il faut prévenir les risques possibles du métier auxquels il est susceptible d’être confronté. Pour Bertrand Deforge, “il n’est pas toujours facile de déléguer”, et “surtout pour des travaux complexes et dangereux” précise Benoît Fouillet.
Le groupement d’employeurs implique une gestion des relations humaines basée sur une relation de confiance et une bonne organisation. Le besoin de main-d’œuvre est présent. La difficulté est de trouver des candidats. Bertrand Deforge trouve “dommage qu’en élevage laitier, il n’y ait pas de culture de l’emploi, les salariés agricoles sont peu formés, et le salaire n’est pas rémunérateur”. Il y a donc une réflexion à mener pour rendre ces
métiers plus attractifs.

Camille Bernardi, Charlotte Colmars,Rozenn Hedreuil, Lilian Werquin
Fac de Droit de Laval


Cet article est publié dans le cadre du concours Repor'Terre d'Avenir organisé par Altonéo avec L’Avenir agricole et Jeunes Agriculteurs. Cette année, les étudiants ont dû travailler sur la thématique du salariat agricole.
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