• Suivez-nous :

accueil
Actualité-Politique > France > “FNH n’a pas d’ennemis, on ne veut pas de mal aux agriculteurs”
Mon panier :
0 article(s)

50 n° par an

METEO

Pub Rectangulaire défaut
A+
A-

France - 07-12-2018 - Frédéric Gérard

“FNH n’a pas d’ennemis, on ne veut pas de mal aux agriculteurs”

Champs libre

Audrey Pulvar, ancienne journaliste, est la présidente de FNH (ex-Fondation Nicolas Hulot). Elle était le 29 novembre en Mayenne, à l'invitation du député Guillaume Garot, pour parler de notre alimentation (et de la Planète). Sujet pour lequel elle a attiré plus de 300 personnes.


"Je viens en paix ! FNH n’a pas d’ennemis, on ne veut pas de mal aux agriculteurs. On est dans la co-construction”, avance d'emblée Audrey Pulvar, présidente de la Fondation pour la nature et l'homme. A Bonchamps, dans un département rural, elle argue que “face aux enjeux, nous devons construire ensemble des propositions, sortir de l'individualisme dans lequel nous sommes depuis des décennies. On ne peut plus penser comme avant, que le réchauffement climatique ne concerne que des pays qui nous paraissent loin.” Des réfugiés climatiques jusqu'au contenu de notre assiette, tout est lié. “La paupérisation, la qualité de l’eau, l’agrochimie, les déplacements de ravageurs, le dérèglement des cycles météo, l’augmentation des cas d’allergies, la présence des perturbateurs endocriniens, etc. Ce n’est pas à l’autre bout du monde, c’est ici et maintenant. Et [la transition] ne se fera qu’avec le secteur alimentaire et agricole, qui est une partie du problème, mais qui peut aussi être une partie de la solution.”

“Avec eux, pour eux, pas contre eux”

FNH travaille avec des experts, agronomes, etc., afin de faire évoluer les pratiques, de “valoriser le travail des agriculteurs”, par “un revenu décent”. “Il faut renouer le lien de confiance, ne pas agir contre les agriculteurs : c’est pour eux (car ce sont les premiers exposés à certains produits toxiques) et avec eux, qu’on arrivera à une hausse de la qualité générale.” Cette considération à leur égard n'existe pas partout : “Tous les scandales alimentaires, ce ne sont pas les producteurs qui en sont la source. Mais ce sont d’abord eux qui en pâtissent.”

Gagner du temps... pour des écrans ?

“On a tous un petit bout de solutions”, insiste Audrey Pulvar. Dans les actes d'achat, au quotidien, notamment. “FNH défend avant tout les petits commerces, la proximité, les produits frais… C'est sûr, c’est plus facile d’aller dans une grande surface et de remplir son frigo pour trois semaines. Mais c’est une organisation, un mode de vie qui pèse aussi sur l’artificialisation des terres, sur le manque de cohérence avec la rémunération des producteurs. Et derrière tout cela, l’explication est que ‘les gens n’ont pas le temps’... Mais combien de temps passent-ils chaque jour devant des écrans, plutôt que d'échanger entre eux ?” souligne l'ancienne journaliste télé.

Revoir en profondeur la Pac, réduire la consommation de viande en commençant par les importations (70 % de la consommation), en particulier celles qui ne correspondent pas aux critères sociétaux, abroger les accords comme le Ceta, “dangereux pour notre économie, la santé et l'environnement”, payer les agriculteurs pour “service rendu à la nature”... Voilà autant de propositions de FNH. “Nous ne sommes pas des Bisounours ! Certains estiment que cette transition écologique est un projet fou, que cela coûterait trop cher… Alors que des personnes investissent — et de manière très sérieuse ! — des dizaines de milliards d’euros pour aller sur Mars ! Voir si on peut y vivre!”

Frédéric Gérard


Signaler un abus
Partaher par mail

RÉAGISSEZ

Vous devez etre identifié pour réagir à cette élément.

Si vous n'avez pas de compte vous pouvez vous inscrire ici

Adresse mail :
Mot de passe :
VALIDER
Pub Carré défaut
Innovations Performances Services