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Fruits et légumes - 09-11-2018 - Christian Evon

Le métam-sodium est définitivement retiré

Maraichage


Suite à l'intoxication de 80 personnes dans le Maine-et-Loire ces dernières semaines, l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation a décidé, dans un avis rendu public lundi 5 novembre, le retrait des autorisations de mise sur le marché des produits phytosanitaires à base de métam-sodium. L'Anses insiste sur le “risque pour la santé et l'environnement” que représentent les “conditions d'emploi” actuelles de ce produit, “utilisé en grandes quantités pour agir avec efficacité”. L’Anses vient donc de notifier aux industriels son intention de retirer les autorisations de mise sur le marché de tous les produits à base de métam-sodium. Un arrêté ministériel du 26 octobre avait déjà suspendu pour trois mois l'autorisation de ces produits, en attendant l'avis de l'Anses.
Particulièrement utilisé en maraîchage et en horticulture, l'annonce de ce retrait a fait réagir les Maraîchers nantais, qui sont les premiers utilisateurs de ce biocide à large spectre. Pour leur fédération, il s'agit d’une “décision couperet qui mettrait gravement en péril la filière”. “Le métam n’est pas utilisé sur les cultures mais sur sol nu, n’entraînant aucun résidu au niveau des cultures ni aucun risque pour les consommateurs”, rappellent les
maraîchers.

Une décision couperet, prise sans concertation

Les Maraîchers nantais précisent n’avoir été “ni informés ni consultés” avant cette annonce et souhaitent que “leur expertise sur le sujet soit entendue”. “Le métam-sodium constitue à ce jour l’une des meilleures solutions techniques lorsqu’il est mis en œuvre dans les conditions adaptées et régies par arrêté préfectoral.” Ils proposent “d’aligner les dispositions françaises sur celles encadrant l’utilisation du métam sodium dans plusieurs autres pays de l’Union européenne”. Cette décision “aura des conséquences assez lourdes”, a prévenu Jacques Rouchaussé, président de Légumes de France (FNSEA).
“Toute interdiction [de phytos], pour nous, est à saluer”, a jugé pour sa part Emmanuel Aze, représentant de la commission fruits et légumes de la Confédération paysanne. “Mais il ne s’agit pas de sortir des pesticides en sortant de l’agriculture”, notamment par “des interdictions sèches sans accompagnement économique et sans une politique commerciale” allant de pair avec le retrait des phytosanitaires, notamment par la mise en place de prix
minimum d’entrée sur le territoire.

Christian Evon


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