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Maine-et-Loire - 19-10-2018 - Antoine Humeau

Après les intoxications, le métam-sodium provisoirement interdit en Maine-et-Loire

Pesticides

Trois épisodes d’intoxications se sont produits en moins de trois semaines en Maine-et-Loire. Conséquence : le préfet a pris un arrêt d’interdiction temporaire, et la Sauvegarde de l’Anjou porte plainte contre X.


L’utilisation du métam-sodium est désormais interdite, en Maine-et-Loire. Le préfet a signé un arrêté de suspension jusqu’au 26 octobre de ce produit utilisé en maraîchage comme fumigant des sols. “Cette mesure pourrait être reconduite en fonction de la situation météorologique et des vérifications en cours auprès de la profession sur les conditions d'utilisation du produit”, précise la préfecture dans un communiqué.

Cette suspension temporaire est la conséquence des dérives observées ces dernières semaines. A Brain-sur-l’Authion (Loire-Authion), une mauvaise application du produit par la SCEA Primaloire, le 9 octobre, a provoqué l’intoxication de 61 personnes, alors même que deux semaines plus tôt, le 28 septembre, des jeunes du lycée de Narcé avaient été incommodés par des émanations du produit, appliqué par la même entreprise. Vendredi
(irritations oculaires et des voies respiratoires), cette fois à Mazé-Milon, pour les mêmes raisons.

Les premiers éléments de l’enquête menée par les services agricoles confirment que l’application du metam-sodium n’a pas été faite dans les règles. Un arrêté préfectoral du 20 janvier 2017 encadre strictement son usage. Il prévoit en effet que le produit soit injecté directement dans le sol, sur sol détrempé, suivi immédiatement d’un arrosage pour éviter les émanations.

Plainte contre X

La Sauvegarde de l’Anjou, association affiliée à France Nature environnement (FNE) a déposé une plainte à l’encontre des personnes à l’origine de l’intoxication du 9 octobre à Brain-sur-l’Authion. Objectif : “Comprendre les causes précises de cette intoxication pour qu’elle ne se renouvelle pas ici ou ailleurs”, précise sa vice-présidente Florence Denier-Pasquier, qui glisse au passage que “la filière du maraîchage, dont les producteurs de mâche, doit prendre leurs responsabilités en revoyant profondément leur mode de production et donc leur cahier des charges”. Une recommandation que semble partager le député LREM Mathieu Orphelin : “Il est temps que tous les acteurs prennent les mesures nécessaires, la santé ne se négocie pas”, a-t-il écrit sur son compte Twitter.

Antoine Humeau


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