• Suivez-nous :

accueil
Environnement > Energies renouvelables > La révolution biométhane
Mon panier :
0 article(s)

50 n° par an

METEO

Pub Rectangulaire défaut
A+
A-

Energies renouvelables - 09-10-2018 - Rémi Hagel

La révolution biométhane

Energies renouvelables

Le biogaz issu de la méthanisation peut être injecté directement dans le réseau. C’est un débouché de plus en plus envisagé aujourd’hui. En plus du chauffage, le biogaz sert de carburant aux camions et voitures (appelé bioGNV). Industries et collectivités prennent ce virage.

Le bioGNV peut faire fonctionner voitures et camions (ici à Château-Gontier samedi avec Territoire d’énergie Mayenne). Dans cette ville, une station service va voir le jour à côté du méthaniseur. Deux camions au GNV ont été achetés : “On sera la première collectivité en Mayenne. On veut montrer l’exemple” commente le maire Philippe Henry. “Ça fait dix ans que je me bats. Ce n’est pas normal.” L’injection directe et l’utilisation du bioGNV pourraient initier le décollage attendu.

Le bioGNV peut faire fonctionner voitures et camions (ici à Château-Gontier samedi avec Territoire d’énergie Mayenne). Dans cette ville, une station service va voir le jour à côté du méthaniseur. Deux camions au GNV ont été achetés : “On sera la première collectivité en Mayenne. On veut montrer l’exemple” commente le maire Philippe Henry. “Ça fait dix ans que je me bats. Ce n’est pas normal.” L’injection directe et l’utilisation du bioGNV pourraient initier le décollage attendu.


La méthanisation, c’est une révolution culturelle” défend Christophe Lemarié responsable Energies au conseil départemental de la Mayenne (1). “Aujourd’hui, les technologies sont matures, ce n’est pas du gadget. La transition énergétique est un axe de développement économique.” Si la méthanisation a d’abord été synonyme de co-génération (création de chaleur et d’électricité), on parle de plus en plus de biométhane pour injection directe dans le réseau. Le droit à l’injection figure d’ailleurs dans le projet de loi EGAlim. “On n’a pas de pétrole en Mayenne, on a du gaz” fait valoir Richard Chamaret, élu municipal de Méral, en charge de ces questions chez Territoires d’énergies Mayenne.

Camions et voitures

Au-delà de l’injection, l’avenir va s’écrire avec les véhicules roulant au biométhane (GNV). Positif pour la planète car faiblement polluant, et issu d’une énergie renouvelable, locale. Un jour, on trouvera des stations de GNV dans les villages, comme il existait des stations-service autrefois, rêve Richard Chamaret. Les premières ont déjà vu le jour : Ecouflant (49), Nantes, Saint-Herblain (44), Le Mans (72), Mortagne-sur-Sèvre, La Chaize-les-Vicomte (85), Rennes (35). Et plusieurs sont en projet dont Château-Gontier et Laval (53).

GRDF s’y met

Ce développement nécessite que les réseaux souterrains de gaz soient étendus, et GRDF considère cette évolution favorablement. “Il y a deux trois ans, on s’intéressait moins à la méthanisation. On a pris conscience de la révolution énergétique” concède Magalie Seron, directrice territoriale Maine de GRDF. Pour le Grand-Ouest, deux personnes étaient dédiées au biométhane ces dernières années : l’effectif est passé à sept, et atteindra douze d’ici la fin 2018. L’ambition est d’atteindre 30 % de biométhane dans le réseau d’ici 2030, fourni par la méthanisation agricole. “100 % de la demande mayennaise pourrait être alimentée en biométhane, produit localement. Ça va être une révolution” promet Magalie Seron. “Le gaz va venir du petit bout du réseau.” La gestion de cette collecte pose encore des questions pour l’instant sans réponse, faute de cadre réglementaire, attendu d’ici un an. Mais c’est une certitude : “On va poser des kilomètres de réseau.”

GrdF annonce même 100 % de GNV en 2050. Outre la méthanisation, les sources seraient diversifiées, avec entre autres la pyrogazéification de la biomasse (non valorisée dans la filière bois).

Super U, Ikea roulent GNV

Pour développer le bioGNV, le marché reste à créer. Pour les particuliers, les constructeurs français sont absents. Il devrait y avoir des annonces au Mondial de l’auto en octobre : Renault, mais surtout les étrangers qui ont un temps d’avance, dont le groupe Volkswagen (Audi, Seat, Skoda...). En Allemagne 800 000 véhicules roulent au GNV. En Italie, ils sont plus d’un million (Fiat). Le champion est l’Iran, avec 4,1 millions ! En agriculture, Valtra, New Holland, Deutz sont au rendez-vous. Les technologies sont effectivement matures. L’enjeu porte donc sur les infrastructures. C’est pourquoi “nous visons les camions, les bus de collectivités et les flottes d’entreprises” décrit Pascal Petit, de GRDF. “C’est par le maillage des stations poids lourds qu’on va développer le GNV.” Déjà Super U, Carrefour, Leroy-Merlin, Ikea font appel à des camions GNV. Nantes, Le Mans, Rennes, La Roche-sur-Yon utilisent des bus GNV. Château-Gontier vient d’acquérir deux camions-bennes. La révolution est en marche.

(1) Lors de la journée Innov’action de la chambre d’agriculture de la Mayenne le 15 juin 2018.


Signaler un abus
Partaher par mail

RÉAGISSEZ

Vous devez etre identifié pour réagir à cette élément.

Si vous n'avez pas de compte vous pouvez vous inscrire ici

Adresse mail :
Mot de passe :
VALIDER
Pub Carré défaut
Innovations Performances Services