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Mayenne - 27-09-2018 - Frédéric Gérard

L’association des familles de victimes du lait contaminé aux salmonelles en Mayenne

Le président et la vice-présidente de l’AFVLCS sont venus rencontrer le préfet de la Mayenne, mardi. Pour la première fois, Quentin Guillemain semble trouver des signes encourageants dans ce dossier. Même s’il se laisse le temps d’analyser les pièces fournies par l’administration.

Quentin Guillemain, ici devant la préfecture de Laval avec la vice-présidente de son association, a profité d'être en Mayenne pour l'affirmer : “Les salariés de Craon ne sont pas mes ennemis, les producteurs non plus, et Lactalis en soi ne l'a jamais été. Notre objectif, c'est que ce type d'incident ne se reproduise pas.” A Craon, “la situation semble stabilisée”.

Quentin Guillemain, ici devant la préfecture de Laval avec la vice-présidente de son association, a profité d'être en Mayenne pour l'affirmer : “Les salariés de Craon ne sont pas mes ennemis, les producteurs non plus, et Lactalis en soi ne l'a jamais été. Notre objectif, c'est que ce type d'incident ne se reproduise pas.” A Craon, “la situation semble stabilisée”.


Un certain nombre de mesures nous permettent de dire qu’il y a eu des choses de faites. C'est positif, car on sent qu'il y a eu une action de l'Etat, une écoute par rapport à la santé”, témoignent Quentin Guillemain et Ségolène Noivant, président et vice-président de l'association des victimes (AFVLCS).

“Un exercice de transparence”

Le ton a changé entre l’entrée et la sortie de la préfecture, au terme de 1 h 40 d’échanges. Pas le discours : “On veut que cette usine ferme, tant que nous n’avons pas les garanties”, affirme Quentin Guillemain. Le préfet de la Mayenne a néanmoins fourni des éléments du dossier, des pièces administratives, “qu'il nous faudra étudier”. Et le président de l'AFVLCS de l’admettre, à Laval : “Pour la première fois, nous avons eu le sentiment d’avoir eu une écoute. Jamais nous n'avons vécu ces derniers mois un exercice de transparence comme celui-là [...] Le préfet nous a écoutés, a répondu a beaucoup de nos questions.” Et cela semble rassurer les deux représentants des familles, par exemple sur “le fait que le préfet ait demandé que l'ensemble des autocontrôles soient envoyés, ce qui est précurseur par rapport à la loi, puisque rien ne permet de dire à l'Etat actuellement qu'il souhaite l'ensemble des autocontrôles, on anticipe une éventuelle évolution de la loi”. Dans l’attente du projet de loi en cours, sur la généralisation du renforcement des contrôles dans les usines. Et de rappeler qu'une pétition en ligne depuis janvier avec 110 000 signataires réclame une “plus grande transparence des contrôles dans
les usines”.

En partie rassurés donc, Quentin Guillemain et Ségolène Noviant évoquent cependant d'autres attentes : “Pourquoi faire une exception de Craon ? Pourquoi lui imposer d'avoir un plan de maîtrise plus strict que d'autres usines qui se trouvent peut-être à quelques kilomètres ? Ce combat continue sur cet aspect-là.”

Où en est l'enquête ?

Sur un certain nombre d'éléments du dossier, l'association reste en revanche sans réponse. “Le site internet pour parler du retrait des produits, annoncé par Bruno Le Maire, à deux reprises en janvier et en juin, n'existe toujours pas [...] Nous n'avons aucun interlocuteur au niveau de l'Etat, mis à part ici le préfet.” La commission d'enquête qui devait être proposée en septembre, “où est-elle?”

Quant à l'enquête en cours, “aucune information” n’est fournie aux familles. “Nous attendons toujours qu'un juge d'instruction soit saisi, pour l'instant, ce n'est pas le cas, parce que personne ne peut avoir accès aux pièces pour le moment”, explique Ségolène Noviant. Elle et son président craignent ainsi que l'affaire, encore au stade préliminaire, soit jugée trop lente, et soit classée sans suite. Deux cents plaintes ont été déposées par le biais de l'AFVLCS, 300 au total.

Frédéric Gérard



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