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Bovins viande - 25-09-2018 - Christian Evon

“Abattage à la ferme et abattoir de proximité vont de pair”

Viande

“A l'avenir, si on met en place ce système d'abattage, je pense que plus aucun animal ne sera vendu vivant sur la ferme”, a expliqué Guylain Pageot.

“A l'avenir, si on met en place ce système d'abattage, je pense que plus aucun animal ne sera vendu vivant sur la ferme”, a expliqué Guylain Pageot.


A l'initiative du Gab 44, une quinzaine d'éleveurs bio de Loire-Atlantique et Vendée travaillent sur le sujet, dans le but de trouver les meilleures solutions possibles pour une mise à mort des animaux sur leur lieu de vie. Depuis deux ans, ils ont enchaîné les initiatives : tour de table avec les professionnels (abatteurs, éleveurs, services vétérinaires et élus), voyage d'étude en Allemagne, discussions avec le ministère de l'Agriculture...”Plus que réticent, ce dernier a évolué au fil de nos échanges. L'enjeu est de trouver collectivement l'organisation la plus adaptée. On doit présenter les choses de façon audible aux services de l'Etat”, lance Guylain Pageot, éleveur laitier bio en transformation laitière à Bourgneuf-en-Retz.

Des questions comme le contrôle ante et post-mortem, l'étourdissement, la tuerie elle-même ou l'éviscération sont les étapes de l'abattage les plus sensibles. “Le droit européen autorise un délai de deux heures pour qu'un animal abattu en ferme soit acheminé vers l'abattoir le plus proche”, enchaîne l'éleveur. Ce délai a été ramené à une heure en Allemagne, piste sur laquelle travaillent les éleveurs de Loire-Atlantique. Ils se sont donc rapprochés de l'abattoir de Challans, dans le nord Vendée. “Dans toute la France, des collectifs d'éleveurs se mobilisent. Là où il y a un abattoir de proximité, l'abattage à la ferme peut démarrer. C'est vraiment le même sujet, la même approche.”

Un caisson mobile pour transporter les animaux

Après avoir été étourdi à l'aide d'un matador, l'animal est placé dans un caisson étanche pour y être saigné. Les résultats des tests pratiqués en Allemagne sont concluants, notamment par rapport au stress des animaux. Aujourd'hui, l'utilisation de ces caissons est conforme à la législation, à condition que le temps de transport de la carcasse vers l'abattoir soit réduit. “On propose que le caisson soit la propriété de l'abattoir. C'est important qu'il en ait la maîtrise, que ça rentre dans son plan de gestion.” Ce système d'abattage à la ferme, qui combine bientraitance animale et humaine, donne du sens à la tuerie elle-même. “La phase expérimentale qui s'ouvre doit nous servir à écrire le protocole, rassurer l'ensemble des décideurs et mobiliser des financements”, conclut Guylain Pageot.

Christian Evon


A noter => Une conférence sur l'abattage à la ferme aura lieu au Salon de bio de Retiers, “La terre est notre métier”, le 26 septembre à 14 h, avec entre autres Guylain Pageot.

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