• Suivez-nous :

accueil
Mayenne > Lactalis peut commercialiser des poudres de lait de Craon
Mon panier :
0 article(s)

50 n° par an

METEO

Pub Rectangulaire défaut
A+
A-

Mayenne - 21-09-2018

Lactalis peut commercialiser des poudres de lait de Craon

La décision du ministère de l’Agriculture d'autoriser la reprise de la commercialisation des poudres de lait infantile fabriquées par Lactalis sur son site de Craon a provoqué la colère de l'Association des familles victimes du lait contaminé aux salmonelles, l'AFVLCS.

A l’arrêt depuis janvier, l’activité de poudres de lait infantile peut reprendre à Craon. Seule la tour n°2 est relancée.

A l’arrêt depuis janvier, l’activité de poudres de lait infantile peut reprendre à Craon. Seule la tour n°2 est relancée.


Les conditions sont aujourd’hui réunies pour autoriser la mise sur le marché des poudres de lait infantile”, a affirmé mardi 18 le ministère de l'Agriculture. Cette reprise reste toutefois conditionnée à la transmission régulière de tous les résultats du plan d’autocontrôle au service du préfet et à l’obligation d’information immédiate de toute détection de salmonelle, que ce soit sur les produits ou sur l’environnement.

Le préfet de la Mayenne avait autorisé la reprise des activités de séchage et de conditionnement mais sans commercialisation le 4 juillet dernier. “Au cours de ces deux derniers mois, l’entreprise Celia, largement réorganisée, a mis en œuvre un plan d’autocontrôle renforcé sur les produits et l’environnement, afin de valider son nouveau plan de maîtrise des risques sanitaires” explique le ministère. Des inspections inopinées des services de l’Etat ont également été réalisées et se poursuivront.

L'AFVLCS crie à la trahison

Aussitôt l'annonce de la décision du ministère, l'Association des familles victimes du lait contaminé aux salmonelles a dénoncé cette reprise précipitée de l'activité de l'usine de Craon. L'association exhorte l'Etat a assumer toutes ses responsabilités et à se porter garant de la sécurité alimentaire de ces produits alors même que les conditions de la reprise d'activité n'ont pas été communiquées. Par la voix de son président, Quentin Guillemain, l'AFVLCS évoque “une trahison” et la précipitation des services de l'Etat, alors que des échanges avaient eu lieu avec la préfecture de Mayenne dans le but d'une rencontre entre l'association et le préfet, fixée le 25 septembre à Laval.

L'association enfonce le clou. “Neuf mois après le début de cette affaire, aucune mesure n'a été mise en œuvre et personne ne semble vouloir tirer les conséquences d'un tel scandale sanitaire. Ni l'Etat, ni la justice ne sont à ce stade capable d'expliquer l'origine de cette contamination, et aucun d'eux n'est en mesure aujourd'hui d'assurer la sécurité sanitaire de nos nourrissons.”

L’usine va rester sous surveillance

“C'est une étape importante que nous attendions, compte tenu de l'investissement réalisé de plus de 10 millions d’euros sur le site de Craon”, a commenté Michel Nalet, le porte-parole de Lactalis, interrogé par l'AFP. Le groupe s'est engagé à “continuer de collaborer et de communiquer sur l'ensemble des documents à transmettre à l'administration”.

Il n'a guère le choix, à en croire le ministère, qui indique que le préfet de Mayenne a “imposé une obligation d'information immédiate de toute détection de salmonelle”, produits finis et/ou environnement de production.

Christian Evon
(avec Agrapresse)

Signaler un abus
Partaher par mail

RÉAGISSEZ

Vous devez etre identifié pour réagir à cette élément.

Si vous n'avez pas de compte vous pouvez vous inscrire ici

Adresse mail :
Mot de passe :
VALIDER
Pub Carré défaut
Innovations Performances Services