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Grandes cultures - 20-09-2018 - Rémi Hagel

Le maïs Hulk peut amener jusqu’à deux tonnes de matière sèche en plus

Le maïs Hulk est diffusé pour la deuxième campagne par TerreH2O. En Mayenne, les agriculteurs qui l'ont testé le plébiscitent : ils constatent une meilleure vigueur et un meilleur rendement.

Les poupines du maïs Hulk sont bien remplies malgré une année compliquée. On y compte 16 à 18 rangées de grains (ici à Chailland).

Les poupines du maïs Hulk sont bien remplies malgré une année compliquée. On y compte 16 à 18 rangées de grains (ici à Chailland).


A Bonchamp-lès-Laval, TerreH2O est une entreprise spécialisée à l'origine dans des solutions alternatives de traitement de l'eau d'élevage et en compléments nutritionnels naturels pour les animaux d'élevage. Depuis 2017, elle s'est diversifiée en diffusant de la semence de maïs d'un obtenteur allemand. Elle en a obtenu l'exclusivité pour la France. Huit variétés, dont deux bio, sont au catalogue. Parmi elles, le maïs Hulk commence à défrayer la chronique. D'après les essais menés chez des agriculteurs mayennais en 2017, Hulk a un potentiel en grain pour faire un rendement de 2 à 4 quintaux de plus que ses homologues et un potentiel en ensilage jusqu’à 2 tonnes de matière sèche en plus à l'hectare. Sa digestibilité est bien améliorée. Les résultats d’analyses 2017 révèlent 0,4 à 0,9 dMO (digestibilité de la matière organique) de plus que la moyenne.

“On a eu la chance de tomber sur une variété dotée d'un bagage génétique exceptionnel” concède Bertrand Gaultron, directeur général de TerreH2O. “Le potentiel est énorme en terres profondes. S'il a la chance d'avoir de l'eau, c'est un monstre ! Et même en terres défavorables, le nôtre reste mieux. Comme il reste toujours vert, c'est le grain qui donne la décision de l'ensilage.”

Plus de grains

“Essayer, c'est l'adopter” aiment dire les publicitaires. C'est le cas pour plusieurs agriculteurs mayennais qui commencent à l'utiliser. Leur constat positif est unanime. A Andouillé, le Gaec de Barbure a testé le maïs pour la première fois cette année sur 3,5 ha, sur la proposition de TerreH2O. “Le maïs avait une bonne vigueur dès le départ. On a obtenu de belles poupines, malgré une année difficile. On a compté 16 à 18 rangs de grains par poupine (contre 14 habituellement). Elles étaient bien nourries, il y avait du grain. On a sorti 16 tMS/ha ; les bonnes années, il fera 20 tMS” annonce Didier Coulon, l'éleveur. Autre avantage, il n'a été semé qu'à 80 000 grains, tel que recommandé par le fournisseur (moins densément que d'autres variétés). Par ailleurs, “il n'a pas été attaqué par la pyrale, contrairement à d'autres parcelles, il est résistant”. Conclusion : “L'an prochain, on va en faire.”

Bonne vigueur

Christophe André à Courcité a implanté du Hulk dans une parcelle où celui-ci affichait une impression “énorme”. Mais l'éleveur du Nord-Mayenne a voulu comparer les variétés au sein d'une même parcelle de 3 ha, avec le même potentiel de sol : il a pris soin de semer deux rangs de Hulk en alternance avec deux rangs d'autres variétés. Il a observé et constaté “une très bonne vigueur au départ. Il couvre vite le rang, limitant l'évaporation et le développement des adventices. La plante est restée verte jusqu'à la fin”. Tout sera ensilé ensemble, mais au bout du compte, l'éleveur constate que tant sur les épis que sur la plante, Hulk s'annonce équivalent ou meilleur que les autres. Conclusion : “L'an prochain, j'en fais plus.”

Une fusée

La vigueur de démarrage n'était pas flagrante pour Jérôme Darras à Chailland, “mais il se rattrape après. Dès qu'il couvre les rangs, c'est une fusée”. Le démarrage avait été handicapé par les inondations de début juin. Aujourd'hui, “le maïs s'en sort mieux que les autres variétés. Il a des poupines, alors qu'elles manquent ailleurs. J'ai compté 16 à 18 rangs de grains, contre 12 à 14 pour d'autres variétés. Sa feuille est large, il monte en hauteur, il pousse encore.” L'agriculteur n'a pas encore ensilé, mais lui aussi envisage, comme ses collègues, de reprendre du Hulk l'an prochain.

Rémi Hagel


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