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Bovins lait - 29-08-2018 - Rémi Hagel

Prim'holstein 53 : au Gaec Gardanès, un bâtiment et des équipements de pointe

PORTE OUVERTE

Jeudi 30 août, Prim’holstein 53 organise sa grande porte ouverte biennale. Elle se tiendra au Gaec Gardanès à Astillé (Mayenne). Les cinq associés familiaux y produisent 1,2 million de litres de lait, dans un bâtiment neuf, équipé de la panoplie high-tech DeLaval. Visite guidée.

Bâtiment lumineux et aéré (ouvert), affouragement en vert, robots de traite et repousse fourrage facilitent le quotidien du Gaec Gardanès (ici trois des associés : Sarah, Véronique et Nicolas).

Bâtiment lumineux et aéré (ouvert), affouragement en vert, robots de traite et repousse fourrage facilitent le quotidien du Gaec Gardanès (ici trois des associés : Sarah, Véronique et Nicolas).


1 Les éleveurs et l’exploitation

L’accent ne trompe pas : la famille Gardanès est originaire du Tarn-et-Garonne. “Mes parents, Didier et Véronique, produisaient du lait et de l’ail sur 40 ha. On ne pouvait pas s’agrandir” raconte Nicolas Gardanès. La ferme était trop petite pour espérer installer les enfants. “Nous avons décidé de déménager dans le Nord-Ouest, pour le lait.” Par l’intermédiaire d’une agence, ils ont trouvé cette exploitation de 160 ha à Astillé, en 2010. Nicolas s’installe en 2011, suivi par son frère Clément en 2015, et enfin la femme de celui-ci, Sarah, en 2016.

Aujourd’hui, le Gaec produit 1,2 million de litres de lait sur 230 ha (dont 110 de cultures de vente), ainsi que des veaux de boucherie et des porcs en engraissement.

2 Le bâtiment

Le nouveau bâtiment vaches laitières a été construit en juillet 2016. Il s’étend sur 85 m x 20 m. Il s’agit d’un bâtiment ouvert des deux côtés, permettant une bonne ventilation pour les vaches. En ces jours de canicule, l’effet est très appréciable. Des filets brise-vent peuvent se fermer de chaque côté pour l’hiver. On compte 130 logettes, des racleurs alimentent la fosse via un canal de reprise.

Une porte anti-retour à la sortie du bâtiment permet d’organiser la circulation des animaux vers
les robots.

3 Les équipements

Les nouveaux équipements ont accompagné ce nouveau bâtiment : deux robots VMS De Laval ont remplacé l’ancienne salle de traite 2x6 TPA. De 50 vaches au départ, l’élevage était monté à 70, 100 puis plus de 120 animaux aujourd’hui, au gré des installations des jeunes. Dans le couloir d’alimentation circule un robot repousse-fourrage Joz pour l’affouragement en vert.

La caméra BCS note l’état corporel des vaches. “Cela permet de rectifier l’alimentation, et d’attendre pour inséminer si la vache est trop maigre.”

Les vaches sont dotées d’un collier activité-mètre. Ces données, associées aux relevés de conductivité des robots, sont recueillies et analysées par le logiciel Delpro. Matin et soir, Nicolas, en charge de l’atelier lait, consulte ces informations pour repérer les vaches en chaleur, et celles présentant une alerte de santé. “Grâce à ces technologies, on cible mieux les vaches à problèmes. C’est un gain de temps parce qu’on cerne directement la vache concernée.”

4 L’alimentation

Le Gaec mise sur l’affouragement en vert. Il dispose pour cela d’une autochargeuse Lely. L’hiver, les vaches mangent de l’ensilage d’herbe et de l'ensilage de maïs, distribués par une automotrice Storti. Au printemps, les vaches sortent en pâture, mais continuent de bénéficier de maïs et d’affouragement en vert au cornadis. Les quantités sont adaptées (maïs divisées par deux), puis raugmentent en été quand les prés sont secs. C’est la première année avec ce fonctionnement : initialement, les éleveurs avaient choisi de laisser les vaches en bâtiment, pour assurer le passage aux robots. Producteurs Bel, ils ont dû s’engager cette année à sortir les vaches. “On avait peur pour la circulation, mais finalement, cela se passe bien.”

Le maïs est distribué le matin. Puis les agriculteurs récoltent l’herbe en fin de matinée pour la distribuer vers 11 h 30. Les vaches sorties entre-temps reviennent. Cela favorise le passage au robot.
Par ailleurs, l’affouragement permet de valoriser les parcelles les plus éloignées (jusqu’à 3 km), notamment avec de la luzerne.

5 Les animaux

Après tous ces bouleversements, grâce au suivi des éleveurs, aidés de ces technologies, les performances progressent chaque année. La moyenne d’étable est de 10 000 l. L’élevage atteint une note globale de 81,3 (pour une moyenne départementale de 81,6). Son Isu moyen est passé de 100 points en 2015 à 112 points en 2018. Nicolas apprécie les animaux avec de bons aplombs, une bonne attache de mamelle et implantation de trayons, important pour le robot. Il veille aussi à garder de bons taux : 40,7 de TB et 32,6 de TP.

Rémi Hagel

A noter => Porte ouverte jeudi 30 août à partir de 9 h 30 au Gaec Gardanès à Astillé (sud de Laval). Soixante-dix partenaires seront présents : alimentation, outils connectés, démo de déchaumage, etc. Restauration sur place.


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Catégories : Lait Matériel

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