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Bovins lait - 24-08-2018 - Michel Guillet

Dans l'enfer de la salle de traite

Malfaçons

Alexandre et Clémence sont victimes d'une affaire pas commune, l'installation bâclée de leur nouvelle salle de traite achetée d'occasion à un installateur Mayennais pourtant de bonne renommée. La procédure judiciaire est en cours mais en attendant sa conclusion le jeune agriculteur et sa compagne sont à bout, ils ont besoin de soutien.

Le lieu de tous les dangers : une fosse de moins d’un mètre de large à portée immédiate des coups de pattes de vaches soumises à des courants électriques voyageurs.

Le lieu de tous les dangers : une fosse de moins d’un mètre de large à portée immédiate des coups de pattes de vaches soumises à des courants électriques voyageurs.


L'histoire commence en 2015. Alexandre Médot s'installe le 1er septembre près d'Argentré. Il est salarié agricole depuis plusieurs années mais n'est ni originaire de la région ni fils d'agriculteur. Ayant obtenu un quota de 454 000 litres, il augmente la taille son troupeau et change la salle de traite dès les premiers jours de son arrivée dans la ferme. Mais les choses tournent mal dès la livraison un mois plus tard. L'arrivée électrique est sous-dimensionnée, “il y a des coupures de courant à répétition”, il faut ajouter un peu de budget.

Les vaches refusent d'entrer dans l'installation. Le tank installé un peu plus tard est trop gros pour le bâtiment, il faut ouvrir un mur pour l'installer. Mais l'installateur fait apparemment une erreur de branchement et cause l'électrocution d'une vache. Du jour au lendemain le taux de cellules monte à 750 000 “tout le monde sait que les vaches sont sensibles au courant.Les vaches prenaient du courant par les tubulaires parce qu'il n'y avait pas de terre”. Les vaches sont descendues à 19-20 kg pendant 18 mois. “Au printemps 2017 on a débranché le décrochage automatique à la demande du vétérinaire”. Le Clasel les avait réglés à plusieurs reprises, mais sans succès, puisque endommagés par l’absence de terre.

La production est remontée immédiatement. S'en suivent des problèmes de mammites “jusqu'à 8 par semaine” les trayons étant endommagés les vaches souffrent d'inversion des sphincters, l'hyperkeratose, malgré un paillage soigneux 2 fois par jour en hiver, et un curage hebdomadaire. Mais à l’herbe plus de soucis. La fosse de traite ne fait que 93 cm de large il y est impossible de s'y déplacer sans risquer des coups de pattes. Se faire remplacer est impossible, c'est trop risqué pour un salarié.

Pas d’accord à l’amiable

Les tentatives d'accord amiable n'aboutissent pas; l'installateur renvoie vers son assurance. En septembre 2016, aidés par Solidarité Paysan 53, ils introduisent une instance auprès du tribunal de Laval ; l'expert vient de rendre son prérapport. Il faut encore attendre la réponse de l'assurance de l'installateur, puis celle du tribunal et des contre-expertises.

Alexandre était seul sur la ferme, en plein ensilage, “j'ai fait confiance à un professionnel, je pensais qu'il connaissait les normes”. “Je suis bien entouré par mes partenaires, qui eux aussi ne comprennent pas que ces procédures prennent autant de temps. Eux aussi s'essoufflent à me soutenir. Heureusement mes résultats techniques sont bons, voire très bons, ce qui me permet de garder leur confiance. Ils ont échangé avec notre avocate, Coralie de Solidarité Paysan”.

“On est à bout” ajoute Clémence, “on n'a pas le droit à l'erreur. S'il nous arrive quelque chose, s'en est fini de notre rêve”. Clémence voulait s'installer, préparer un BPREA. “Impossible dans la situation actuelle de laisser Alexandre seul ou d'emprunter pour monter une autre activité, tout est en attente”. “Je ne peux plus emprunter, ni pour renouveler du matériel ni pour changer la salle de traite”. “Il me faudrait 100 000 € pour une nouvelle salle de traite mais la banque attend le verdict du tribunal “. Dans combien de temps?

Michel Guillet

Pour en savoir plus
Pour les aider, amis et famille qui les soutiennent ont lancé un
appel aux dons sur le site participatif Le Pot Commun



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