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Herbe - 08-06-2018 - Sabine Huet

Pâturage et autonomie protéique font bon ménage

MeaElevage

Grâce à l’optimisation du pâturage, l’autonomie globale en MAT du Gaec des Fibres est de 74 %. Un très bon score ! C’est la raison pour laquelle l’exploitation sera mise en avant lors de l’atelier “autonomie protéique en élevage bovin” à MécaElevage, le salon des Cuma de l’Ouest, le 14 juin à la Séguinière.

Christophe Bretaudeau : “Nous visons un maximum de pâturage pour être le plus autonome possible en protéines et limiter la récolte, le stockage et la distribution de fourrages.”

Christophe Bretaudeau : “Nous visons un maximum de pâturage pour être le plus autonome possible en protéines et limiter la récolte, le stockage et la distribution de fourrages.”


Notre système n’est pas révolutionnaire, mais il est optimisé.” C’est ainsi que Christophe Bretaudeau, associé du Gaec des Fibres au Longeron (Maine-et-Loire), résume la situation. “La structure de l’exploitation fait notre force.” Et pour cause, le parcellaire de 200 ha est idéalement regroupé autour de deux sièges d’exploitation distants de quelques centaines de mètres. Le système herbager, en place depuis dix ans, a été renforcé en 2016 avec la reprise de l’exploitation voisine. “Le troupeau est passé de 60 à 100 laitières, mais nous n’avons pas changé d’optique. Le pâturage est l’axe prioritaire.” Les parcelles ont été redessinées en rectangle “pour pouvoir débrayer et ensiler plus facilement”. Un chemin de 180 m a été bétonné pour desservir 25 ha de prairies et 800 m de chemin rendent accessibles les parcelles les plus éloignées. Un réseau de tuyaux amène l’eau aux paddocks qui sont pourvus d’un bac pour deux parcs.

Tout le monde dehors

Ainsi, toutes les vaches, laitières et allaitantes, sont au régime pâturage tournant, de mars à novembre. Les prairies pour les Holsteins sont semées avec plusieurs variétés de ray-grass anglais et de trèfle blanc. Le mélange pour les pâtures destinées aux allaitantes est complété avec de la fétuque et du dactyle “pour augmenter la matière sèche”.

Sur un site, dix paddocks de 1,5 à 1,8 ha avec fil avant déplacé chaque matin, sont dédiés aux laitières. “Elles restent trois jours par paddock avec un retour à 25 jours.” Selon les années, elles reçoivent plus ou moins d’ensilage d’herbe pendant les mois d’été. Un silo est spécialement conçu pour elles “avec de l’herbe plus jeune, plus tendre, plus riche en MAT”. Toute l’année, la ration est basée sur du maïs ensilage, “5 kg MS au minimum et 8 à 9 kg MS/VL l’hiver”. Elle est équilibrée avec les céréales de l’exploitation et des tourteaux de colza et soja. “Le tourteau de soja est distribué en période hivernale pour équilibrer les rations plus riches en maïs.”

Un peu moins de viande

Les vaches allaitantes sont réparties en trois lots de vingt couples mère veau. Sur un second site, quatre parcelles de 2 ha sont réservées à chaque lot. “Elles y séjournent la semaine, de mars à septembre, avec un retour tous les 30 jours.” Les génisses et les mères sont engraissées exclusivement à l’herbe d’avril à juillet pendant la pousse. “On fait un peu moins de poids”, accepte l’agriculteur. L’hiver, elles ont leur propre silo d’ensilage d’herbe. Quant aux veaux, ils sont engraissés en taurillons avec la même ration que les vaches laitières en période hivernale et avec du maïs ensilage, du foin et des correcteurs azotés le reste du temps.

Tendre vers l’autonomie

“Nous visons un maximum de pâturage pour être le plus autonome possible en protéines et pour limiter la récolte, le stockage et la distribution de fourrages. Autant de mécanique et de travail en moins !” L’herbe pâturée représente 50 % de la quantité totale de MS ingérée annuellement par les animaux, ce qui situe l’exploitation en tête de classement dans le réseau lait de la chambre d’Agriculture du département. “En cinq ans, nos achats de tourteaux sont passés de 60 à 25 - 30 tonnes pour l’ensemble des animaux.” Une belle autonomie, confirmée par le diagnostic Devautop réalisé sur l’exploitation par la chambre d’agriculture des Pays-de-la-Loire. Il révèle une autonomie en MAT de 67 % pour l’atelier lait (1 689 kg de concentrés par an par vache) et 85 % pour le troupeau allaitant, les taurillons étant le maillon faible du système avec 1 381 kg de concentrés par animal élevé.

Sabine Huet


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Catégories : Salons

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