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Loire-Atlantique - 01-06-2018 - Christian Evon

Salariés agricoles : “Notre association a besoin d’être reconnue et encouragée”

“La principale activité de l'association, c'est de mettre en valeur les métiers agricoles” insiste Dominique Boucherel.

“La principale activité de l'association, c'est de mettre en valeur les métiers agricoles” insiste Dominique Boucherel.


En Loire-Atlantique, on est touchés par les emplois non pourvus, la raison d'être de notre association étant justement de mettre en avant les métiers de l'agriculture” explique Dominique Boucherel. “Nous, salariés, si on exerce ce métier-là, c'est qu'on s'y retrouve.” Agent de remplacement en élevage, il préside l'association des salariés agricoles de Loire-Atlantique. Investi au niveau national en tant que vice-président, il est à ce titre le nouveau trésorier de Trame. “Nous avons collectivement de nombreux projets à mener pour rompre l’isolement que connaissent encore de nombreux salariés agricoles.”

L'association, qui a pris la suite de l'Asavpa il y a deux ans, peine à mobiliser la profession sur la thématique de l'emploi et de la formation, pourtant essentiels. Pour son assemblée générale, le 24 mai à la Maison de l'agriculture, les responsables professionnels ont brillé par leur absence. “Aucun élu Chambre ne participe à nos travaux, alors qu'ils y sont conviés. On participe à la commission emploi en tant qu'association des salariés mais là encore, aucun représentant de cette commission ne se déplace”, regrette Dominique Boucherel.

“On a du mal à recruter en agriculture mais si on communique défavorablement vers nos métiers, ce sera difficile d'attirer des gens venus de l'extérieur. Il faut regrouper tous ceux qui mettent en avant les métiers de l'agriculture. Nous ne sommes qu'une des branches d'un tronc plus puissant”, poursuit Dominique Boucherel. “Dans les différents secteurs d'activité, les classes agricoles ne suffisent pas à combler les manques de bras. Rien que dans les associations de remplacement, on recherche une dizaine de CDI en Loire-Atlantique.”

Maintenir l'animation coûte que coûte

L'association organise plusieurs temps forts chaque année : concours de taille de vigne au lycée Briacé, participation à la Fête de l'agriculture de Jeunes Agriculteurs, journée conduite en sécurité avec des jeunes scolarisés en maison familiale, etc. L'association avait invité Pascale Ezan-Penot (Direccte) à venir parler de conditions de travail en agriculture. “On doit faire un message de prévention pour éviter de faire certaines erreurs dans les exploitations. A partir du moment où un salarié arrive, on se rend compte que trop souvent encore, le document unique n'est pas rempli.”

La structure a du mal à avoir un nombre d'adhérents en adéquation avec la taille de l'association. “La chambre d'Agriculture nous dégage un chargé de mission [Matthieu Cousin] pour 20 % de son temps de travail mais depuis deux ans qu'il a repris l'activité, on est plus proche des 5 %.” Il y a dix à quinze ans, l'association a compté jusqu'à deux temps plein, mais elle était alors responsable de la bourse à l'emploi et dirigeait aussi les salariés vers les formations. “Il y avait un lien direct pour toutes ces compétences-là, que l'on n'a plus”, conclut Dominique Boucherel.

Christian Evon

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