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Pays de la Loire - 23-02-2018 - Christiane Evon

“Le Mercosur, c'est la fin de notre modèle d'élevage”

Manifestation

“Organiser les Etats généraux puis sembler prêt à sacrifier notre agriculture en ratifiant les accords avec le Mercosur, c'est totalement irresponsable”, dénonce la FNSEA.

“Organiser les Etats généraux puis sembler prêt à sacrifier notre agriculture en ratifiant les accords avec le Mercosur, c'est totalement irresponsable”, dénonce la FNSEA.


La FNSEA, qui bataille depuis des mois sur l'épineux dossier du Mercosur, a encore fait monter la pression cette semaine dans plusieurs villes de France, à quelques jours de l'ouverture du SIA. A Nantes mercredi, 150 agriculteurs (avec 64 tracteurs) se sont retrouvés en fin de matinée devant la préfecture pour demander au gouvernement (et donc à l'Europe) de ne pas signer d'accord commercial avec les pays d'Amérique latine. Il mettrait à mal de nombreuses filières françaises, comme la viande bovine et la volaille, en introduisant sur le marché européen d'importantes quantités de viande ne répondant pas à nos standards de production.
“On n'en veut pas, les consommateurs non plus”, a lancé Mickaël Trichet, président de la FNSEA 44, avant d'être reçu en préfecture. “Nos viandes de qualité répondent aux attentes des consommateurs, et on serait prêts à faire entrer chez nous 100 000 tonnes de viande bovine, produites avec des hormones de croissance, des antibiotiques et des OGM ?”

En volaille, un accord avec le Mercosur se traduirait par un volume supplémentaire de 90 000 t par rapport à l'existant, soit près des deux tiers des volailles consommées en Europe. “90 000 t, c'est l'équivalent de la production de la Belgique sur une année”, explique Christophe Labour. “Nous n'avons pas du tout les mêmes normes par rapport aux antibiotiques et aux hormones de croissance. Produire un poulet au Brésil coûte deux fois moins cher que chez nous.”

Moins directement touchée, une filière comme le porc serait aussi fragilisée car les équilibres de marché sont souvent précaires. “Nos prix sont toujours en baisse et les négociations commerciales se passent encore très mal. Il va falloir montrer les crocs un peu plus souvent, et aller redire à la grande distribution notre façon de penser” lâche Frédéric Bossard, président de la section porcine.

Christian Evon


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