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Mayenne - 02-02-2018 - Frédéric Gérard

A Craon, la tour de séchage numéro 1 est définitivement fermée

Poudre de lait infantile

Le discret patron de Lactalis a accordé un nouvel entretien : après sa toute première interview obtenue par le JDD du 14 janvier, Emmanuel Besnier a cette fois répondu aux Echos. Il y délivre davantage d'informations que dans le JDD sur l'avancée de l'affaire des salmonelles qui ont été découvertes sur l'usine de Craon.

La tour de séchage numéro 1 de l'usine de Craon va être définitivement fermée “pour relancer l'activité de manière sûre et sécurisée”. La construction d’une “nouvelle installation” est envisagée. Les marques Picot et Milumel seront relancées.

La tour de séchage numéro 1 de l'usine de Craon va être définitivement fermée “pour relancer l'activité de manière sûre et sécurisée”. La construction d’une “nouvelle installation” est envisagée. Les marques Picot et Milumel seront relancées.


Mercredi, c'est donc au quotidien économique Les Echos que le très discret géant du lait a confié les derniers éléments de l'affaire. Il y explique sa décision de “fermer définitivement la tour de séchage numéro 1” du site de Craon. Sinon, planera “toujours la crainte d'une possible résurgence” des salmonelles. “Le contrat de base de notre métier est de mettre sur le marché des produits sûrs à 100 %.” Emmanuel Besnier espère en revanche pouvoir redémarrer la tour numéro 2 “au cours du premier semestre”, sans plus de précisions.

“Comment 16 000 analyses ont pu ne rien révéler ?”

Cette tour numéro 1 est la plus ancienne, un vestige de l'entreprise Célia rachetée en 2006, où une première contamination aux salmonelles avait été mise à jour en 2005. Le groupe industriel sait désormais avec plus de certitudes l'origine du problème, ce qui vient confirmer les suspicions des dernières semaines. “On sait aujourd'hui que nous avons libéré les salmonelles Agona en réalisant des travaux sur les sols et les cloisons de la tour de séchage numéro 1 […] Malgré le confinement de l'espace en travaux, elle s'est disséminée dans l'environnement. Elle a contaminé des équipements amovibles qui servaient à produire des petites séries de lait infantile. Cela s'est fait par du matériel de nettoyage.”

Emmanuel Besnier avoue “avoir des doutes sur l'efficacité” des tests de sécurité sanitaire réalisés par un laboratoire extérieur. Et aimerait “comprendre comment 16 000 analyses réalisées en 2017 ont pu ne rien révéler”. L'industriel annonce que “les tests seront effectués par un second laboratoire”.

Depuis 2005, des bébés ont pu boire du lait contaminé

Ce qui pose aussi la question sur une possible commercialisation de produits infantiles contenant des salmonelles, entre 2005 et 2017. “On ne peut ne pas exclure que des bébés aient consommé du lait contaminé sur cette période”, concède Emmanuel Besnier.

Rien qu'entre le 15 février 2017 (date de précaution des rappels de lots les plus anciens) et le 8 décembre (date d'arrêt de la production à Craon), plus de 12 millions de boîtes ont été fabriquées. Mais combien ont pu être retirées de la vente et renvoyées à Lactalis ? “Moins de 50 % des volumes.” Une bonne partie ayant déjà été consommée.

“Des centaines de millions d’euros de pertes”

Emmanuel Besnier souligne qu'il s'agit de la plus grave crise qu'il ait eue à gérer depuis qu'il est à la tête de l'entreprise familiale, en 2000. Et que cette affaire va coûter cher au groupe, tant en France qu'à l'international : “Plusieurs centaines de millions d'euros”, évalue-t-il, sans avancer plus de précisions. Lactalis pourrait notamment perdre son agrément à l'exportation (pour les poudres de lait infantile) “pour une période qu'on ne peut estimer”.
Les marques Picot et Milumel seront néanmoins relancées. Dans un communiqué, le groupe précise travailler “dès à présent à un projet de construction d’une nouvelle installation”.

Frédéric Gérard


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