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Maine-et-Loire - 01-02-2018 - Antoine Humeau

Ils utilisent le tracteur en Cuma pour faire des économies

Union des Cuma

A la Cuma du Longuéen entre Angers et Saumur, des groupes tracteur se sont créés. Ils ont permis aux utilisateurs de réaliser d’intéressantes économies. Les chiffres doivent être présentés lors de l’assemblée générale de la section Maine-et-Loire de l’Union des Cuma, ce vendredi 2 février.

Franck Ludeau (au premier plan) : “Avec un tracteur forte puissance et des outils grande largeur, on passe moitié moins de temps à effectuer nos chantiers.”

Franck Ludeau (au premier plan) : “Avec un tracteur forte puissance et des outils grande largeur, on passe moitié moins de temps à effectuer nos chantiers.”


Ils avaient commencé à deux ou trois. Un seul tracteur au départ, puis au fil du temps, d’autres utilisateurs ont rejoint le groupe. Alors il a fallu acheter un second tracteur, puis un troisième. Aujourd’hui, le groupe compte 32 utilisateurs pour cinq tracteurs de 115 à 180 CV, de quatre marques et adaptés aux besoins spécifiques.
Le coût horaire de l’utilisation des tracteurs a été calculé et le résultat est vertigineux : 14 € de l’heure, imbattable. Les charges de traction à l’hectare s’élèvent à 67,50 €/ha. A titre de comparaison, selon les données régionales compilées par la fédération régionale des Cuma, le coût moyen de traction est de 122 €/ha.

Un groupe bien organisé

L’une des raisons est la parfaite organisation du groupe qui permet d’optimiser l’utilisation des machines. “On est à 700 heures par an par tracteur, appuie Jean-Charles Maillard, l’un des chefs de groupe et par ailleurs président de la Cuma du Longuéen. “En une journée, il n’est pas rare que le tracteur réalise trois chantiers sur trois exploitations différentes.” Pour gagner du temps, le matériel reste souvent attelé : “Pendant la période de déchaumage par exemple, on laisse le déchaumeur attaché, cela permet d’économiser tout le temps d’attelage, deux heures de chantier c’est deux heures pleines.” Cela vaut aussi pour les ensilages ou autres types de chantier. “Le fait que l’outil reste attelé encourage ceux qui ont des petits chantiers de deux hectares à réaliser, fait valoir Jean-Charles Maillard. Sinon, ils attendraient d’avoir une dizaine d’hectares pour utiliser le matériel.”
Autre avantage de ce groupe, “un adhérent peut prendre les cinq tracteurs en même temps avec les cinq bennes pour effectuer un chantier d’ensilage.”

“Deux fois moins de temps pour réaliser un chantier “

Au sein de la Cuma du Longuéen, il y a aussi un groupe “tracteur forte puissance”, depuis 2008, qui rassemble trois exploitations en cultures spécialisées. Il compte un tracteur de 250 CV, une herse rotative et une charrue en grande largeur. “On s’est rendu compte qu’avec un engin comme ça, grâce à cette forte puissance, on passe moitié moins de temps sur nos chantiers qu’auparavant”, témoigne Franck Ludeau, le chef du groupe. Autrement dit, une seule personne met deux fois moins de temps à réaliser un chantier avec un tracteur forte puissance et un outil de 7 mètres de large que deux tracteurs de moyenne puissance (et donc deux personnes) avec deux outils de quatre mètres. “Il y a beaucoup moins de manœuvres”, constate l’agriculteur des Rosiers-sur-Loire. Il y a surtout une excellente organisation : selon le type de sols (terres argileuses ou sableuses), les chantiers se font en décalé, de jour et de nuit, et toujours collectivement. “On a gagné en efficacité et en réactivité”, se réjouit Franck Ludeau. Le tracteur tourne en moyenne 600 heures par an, et le coût horaire s’élève à 30 €. Les charges de traction à l’hectare sont évaluées à 141 €. Les coûts de mécanisation ont été divisés par deux, les frais de personnel ont aussi été réduits. “Et pourtant au début on n’était pas convaincu du tout, on ne pensait pas que l’on gagnerait autant ! “glisse le responsable du groupe.

Conclusion : “Diminuer l’équipement personnel, cela permet de réduire les charges de mécanisation”, résume Gérard Poujol, animateur à l’Union des Cuma.

Antoine Humeau

A noter =>
Assemblée générale de la section Maine-et-Loire de l’Union des Cuma, salle Raymond-Launay, route de brion à Jumelles, dès 9 h 30 ce vendredi 2 février. AG de la section Sarthe jeudi 8 février à Saint-Jamme-sur-Sarthe. Lire notre précédente édition.


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