• Suivez-nous :

accueil
Sarthe > L’Union apicole sarthoise en guerre contre le frelon
Mon panier :
0 article(s)

50 n° par an

METEO

Pub Rectangulaire défaut
A+
A-

Sarthe - 27-01-2018 - Nathalie Barbe

L’Union apicole sarthoise en guerre contre le frelon

Frelon asiatique

Jugeant inefficace la lutte menée contre le frelon asiatique en Sarthe, l’Union syndicale apicole (Usas 72) prend le taureau par les cornes.

Salle comble pour la première réunion publique organisée le jeudi 18 janvier à la Chapelle-Saint-Aubin par L’union syndicale apicole sarthoise.

Salle comble pour la première réunion publique organisée le jeudi 18 janvier à la Chapelle-Saint-Aubin par L’union syndicale apicole sarthoise.


Le plan de bataille est simple : lancer une vaste campagne de piégeage au printemps prochain et agréger autour de cette démarche le plus de participants, qu’ils soient apiculteurs, agriculteurs ou particuliers. “Nous sommes victimes de l’immobilisme” s’emporte Daniel Poirier, en charge du dossier à l’Union apicole et apiculteur sur le canton de Loué. “Le frelon asiatique s’est installé partout et attaque les abeilles, avec comme conséquence le déclin des pollinisateurs sur notre territoire.” Lui-même a piégé près de quarante reines par jour entre septembre et novembre derniers. “On se bat tout seul, sans coordination.” En 2017, les pompiers du SDIS 72 ont détruit 425 nids tandis que les apiculteurs estiment à 800 le nombre de ruches décimées. “En 2018, les pompiers n’interviendront plus, sauf dans des lieux publics bien définis. Nous étions le dernier département ligérien où ils opéraient encore, ce qui explique le retard pris dans la lutte contre ces nuisibles.”
La FDGDON, habilitée
pour la lutte
Retard ? Pas si évident. La FDGDon de la Sarthe, chargée depuis l’arrêté du 31 mars 2014 (1) d’encadrer cette lutte contre le frelon asiatique, propose un Plan d’action collectif (PAC) aux communautés de communes. “Elles sont libres d’y adhérer ou pas. Nous ne pouvons pas les y contraindre” rappelle Catherine Girault, la présidente. “Celles qui s’engagent fixent le montant de leur participation à la destruction du nid. Les particuliers règlent ensuite la différence.” Ce PAC contient le nom des entreprises 3D (dératisation, désinfection, désinsectisation) agréées pour intervenir, avec un tarif identique sur les cinq départements des Pays-de-la-Loire : “65 euros TTC pour des nids bas, 85 euros si placés à moins de 8 mètres, 100 euros pour une intervention à l’échelle et 130 euros avec une canne.” Mais “nous devons reprendre contact avec les communautés de communes afin de les sensibiliser à nouveau” reconnaît Catherine Girault qui ne dispose pas encore d’une comptabilité précise des nids détruits par son organisme en Sarthe.

Une cartographie des destructions de nids

Ce manque de données agace l’Union syndicale apicole qui, sans fermer la porte à une collaboration avec la FDGDon, veut passer à la vitesse supérieure. L’association a donc rencontré la chambre d’Agriculture, la FDSEA, le service Environnement du conseil départemental, le maire du Mans, Jean-Claude Boulard, disposé à lancer une campagne de piégeage dès le printemps prochain. Parallèlement, les apiculteurs réclament la mise en place d’un référent dans chaque communauté de communes. “Il existe déjà !” réagit Catherine Girault. Mais celui-ci, issu des rangs de l’Union apicole, assurerait le suivi mensuel du piégeage, tiendrait la comptabilité des nids détruits et vérifierait l’intervention de l’entreprise agréée. “Les pompiers vont nous fournir leurs lieux d’intervention afin de dresser une cartographie des colonies détruites” explique Daniel Poirier. Lors de la réunion publique organisée le 18 janvier, un intervenant a suggéré de dresser une carte de l’emplacement des ruchers afin de mieux organiser le piégeage. Les points d’eau, la présence d’acacias et d’eucalyptus attirent le frelon asiatique et peuvent être de bons indicateurs dans la lutte. “On va tous s’y mettre !” conclut Jean-Jacques Foucher, président de l’Usas 72.

Nathalie Barbe


(1) Nommé organisme à vocation sanitaire, le FDGDON est chargé “d’assurer la surveillance, la prévention et la lutte afin (...) de préserver les enjeux liés à des productions alimentaires de qualité, à la santé publique et à la préservation de l’environnement”.

Signaler un abus
Partaher par mail

RÉAGISSEZ

Vous devez etre identifié pour réagir à cette élément.

Si vous n'avez pas de compte vous pouvez vous inscrire ici

Adresse mail :
Mot de passe :
VALIDER
Pub Carré défaut
Innovations Performances Services