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Loire-Atlantique - 25-01-2018 - Christian Evon

En Loire-Atlantique, l'activité tracteur débouche sur la fusion de deux Cuma

Jean-Pierre Bousseau et Pierre-Luc Pavageau : “Avec la fusion, le chiffre d'affaires de la Cuma Val de Sèvre va passer de 370 000 € à 450 000 €.”

Jean-Pierre Bousseau et Pierre-Luc Pavageau : “Avec la fusion, le chiffre d'affaires de la Cuma Val de Sèvre va passer de 370 000 € à 450 000 €.”


Dans le secteur, nous sommes les seuls à posséder un atelier avec des salariés polyvalents, ce qui nous permet d'entretenir les matériels des Cuma voisines”, lance le président de la Cuma Val de Sèvre (25 adhérents) située à Boussay, Jean-Pierre Bousseau. Sur la même commune du sud Loire-Atlantique, la Cuma des Marches-de-Bretagne, et ses quatre adhérents, possède une activité surtout orientée vers le tracteur. Trésorier des deux groupes, Pierre-Luc Pavageau était tout indiqué pour initier avec d'autres la réflexion qui mène à leur fusion.
“C'est notre section tracteur qui a initié la fusion. Le départ en retraite d'un adhérent qui réalisait à lui seul le tiers de l'activité de la moiss' batt nous a interrogés sur la perte d'activité globale”, poursuit Jean-Pierre Bousseau. Dans cette région d'élevage bovins lait et viande, cette Cuma possède cinq tracteurs polyvalents (quatre marques) de 140 à 160 CV, pour un total de 2 200 heures par an, capables d'assurer un maximum de travaux : semis, récolte, etc. Son pic d'activité s'étale de la mi-avril à la mi-mai, entre la fauche et la récolte de l'herbe et les semis de maïs.

“Travailler ensemble, s'engager”

“Pendant l'année 2017, on a tout remis à plat : on a retravaillé le règlement intérieur et les statuts, on a harmonisé nos pratiques dans les deux groupes”, enchaînent les deux responsables. “Avec Dynacuma, l'union des Cuma nous a accompagnés dans notre réflexion. On a réalisé une étude de rentabilité avec plusieurs hypothèses : baisse du nombre de tracteurs, alternative de la location, estimation du nombre d'heures dans les années à venir, sondage des adhérents pour savoir ceux qui se réengageraient...”

Fin 2017, le bilan de la réflexion a été présenté aux adhérents, avec des chiffres plus précis selon les scénarios. “Dans tous les cas, on s'attendait à perdre un tracteur. On a retenu l'option d'en vendre trois pour en racheter deux car économiquement, ça ne faisait pas bouger les prix”, précise Pierre-Luc Pavageau. Le tarif est de 30 €/heure, avec le fuel et l'entretien du tracteur. “On ne souhaitait pas aller au-dessus”, lance Jean-Pierre Bousseau. Deux tracteurs neufs sont arrivés à la Cuma la semaine dernière : des John Deere de 155 CV, vendus par la concession Agréom, à Beaupréau.

La réflexion autour de l'activité tracteur a des répercussions sur d'autres machines, en particulier le groupe de fauche. Le groupe d'ensilage devrait lui aussi évoluer. “La réflexion autour du regroupement des activités tracteur et la fusion de nos deux Cuma nous ont montré comment travailler ensemble. Il faut laisser mûrir les projets et quand ils sont innovants, c'est plus facile pour intégrer les jeunes. La fusion nous permet d'avoir des matériels neufs, deux tracteurs et deux charrues, sans augmenter les charges de structure.”

Christian Evon

A noter => Assemblées générales des sections départementales de Cuma : Loire-Atlantique, jeudi 1er février au Landreau, salle des Nouelles. Maine-et-Loire : vendredi 2 février à Jumelles, salle de loisirs Raymond Launay. Sarthe : jeudi 8 février à Sainte-Jamme-sur-Sarthe. Thème : les charges de mécanisation et la compétitivité des Cuma.


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