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Loire-Atlantique - 20-01-2018 - Christian Evon

Après l’abandon du projet, rien n’est réglé pour les terres de Notre-Dame-des-Landes

Projet d'aéroport

“D'ici le printemps, plus personne ne doit occuper illégalement les terres de Notre-Dame-des-Landes”, a affirmé mercredi le Premier ministre, Edouard Philippe. Mais sur le terrain, le mouvement de lutte et ses composantes, dont de nombreux paysans, revendiquent au contraire la poursuite de l'expérimentation agricole.

“D'ici le printemps, plus personne ne doit occuper illégalement les terres de Notre-Dame-des-Landes”, a affirmé mercredi le Premier ministre, Edouard Philippe. Mais sur le terrain, le mouvement de lutte et ses composantes, dont de nombreux paysans, revendiquent au contraire la poursuite de l'expérimentation agricole.

“D'ici le printemps, plus personne ne doit occuper illégalement les terres de Notre-Dame-des-Landes”, a affirmé mercredi le Premier ministre, Edouard Philippe. Mais sur le terrain, le mouvement de lutte et ses composantes, dont de nombreux paysans, revendiquent au contraire la poursuite de l'expérimentation agricole.


Notre-Dame-des-Landes, aujourd'hui, c'est l'aéroport de la division. Le projet sera donc abandonné.” C'est par ces mots que le Premier ministre, Edouard Philippe, a enterré, mercredi midi, le projet de nouvel aéroport au nord de Nantes qui empoisonne le débat public depuis des décennies. “Les terres retrouveront leur vocation agricole. Contrairement à ce que propose le rapport, elles ne seront pas conservées pour réaliser ultérieurement le projet (lire encadré). Le gouvernement s'engage à rétablir l'état de droit sur la zone.”

“Conformément à la loi, les agriculteurs expropriés pourront retrouver leurs terres s'ils le souhaitent. Les occupants illégaux de ces terres devront partir d'eux-mêmes d'ici le printemps prochain ou en seront expulsés. Ailleurs, de nouveaux projets agricoles pourront être accueillis à partir de fin avril dans un cadre légal. L'Etat engagera une cession progressive du foncier de Notre-Dame-des-Landes. Dès maintenant, les forces de l'ordre sont mobilisées pour que ce processus se déroule dans le respect de la loi et que les squatters libèrent progressivement des terres qui ne leur appartiennent pas”, a expliqué le Premier ministre.

Seconde annonce d'Edouard Philippe : la décision de “mettre fin à la zone de non droit qui prospère depuis près de dix ans. (...) Ainsi, la demande de prorogation de la déclaration d'utilité publique, que nous avions déposée au Conseil d'Etat, sera retirée. La DUP actuelle deviendra donc caduque le 8 février prochain. Les trois routes qui traversent le site de Notre-Dame-des-Landes doivent maintenant être rendues à la libre circulation pour tous. Les squats qui débordent sur la route devront être évacués, les obstacles retirés, la circulation rétablie.”

De nouveaux projets agricoles, mais dans un cadre légal

Le mouvement de lutte revendique de porter sur la Zad une expérimentation agricole, sociale et environnementale. Il veut ouvrir des discussions avec l'Etat qui va se retrouver de fait propriétaire des 1 600 ha de terres. Rémy Silve, directeur général de la Safer Maine Océan voit : “Il y aura un travail de redistribution. Tout dépendra de la volonté de l’Etat. Il pourra nous mandater pour rechercher des porteurs de projet. Nous sommes prêts à jouer notre rôle là-dessus.” “Nous avons un peu de temps pour envisager qui pourra rester sur la Zad, pour quoi y faire et comment”, réagit Françoise Verchère, figure de proue du Cédpa (élus opposés). “Les paysans et habitants expropriés devront pouvoir retrouver leurs droits au plus vite”, avance Cyril Bouligand, au nom du Copain 44 (organisations agricoles). “Nous voulons la prise en charge à long terme de l'avenir de la Zad. Pour cela, nous avons besoin du gel de la redistribution des terres.”

“Le projet ici, c'est celui d'une agriculture paysanne à petite échelle, pourvoyeuse d'emploi, tournée vers la transformation et la vente directe des produits sur place”, explique son collègue Vincent Delabouglise. “Ces terres-là peuvent aller à l'installation pour de nouveaux projets de ce type, et non revenir à l'agrandissement. Ceux qui ont négocié avec Vinci des indemnités de départ ne doivent pas être prioritaires demain.” Dominique Lebreton, de la Confédération paysanne, enchaîne : “Le modèle agricole classique, avec une installation pour quatre départs en Pays-de-la-Loire, nous mène dans le mur. Ce cadre général ne convient plus aux besoins d'une alimentation saine et de qualité, transformée et consommée sur place, plutôt que d'être exportée.”

Christian Evon



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